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    Economie

    Sécurité de navigation en Méditerranée : Attention à l'état des navires

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    La sécurité de navigation passe avant tout par le contrôle des navires. Environ un tiers du trafic maritime mondial transite par la Méditerranée. Les pays de cette région ont adopté un projet de mémorandum sur le contrôle des navires.


    LES pays du Bassin méditerranéen ont adopté un projet de mémorandum régional d'entente relatif au contrôle technique des navires faisant escale dans les ports de la région.
    Ce projet, qui sera d'abord soumis aux différents Etats en vue d'une étude finale, devrait être adopté courant 1997.
    Ainsi, à l'instar des mémorandums de contrôle existant dans les autres régions du monde, l'Algérie, Chypre, l'Egypte, Israël, le Liban, Malte, le Maroc, l'Autorité Palestinienne, la Tunisie et la Turquie auront finalisé le 13 décembre à Casablanca le projet «MOU». Ce projet spécifique a été financé par la Communauté Européenne sous le programme «LIFE».
    Hormis le contrôle par l'Etat du port, le projet insiste sur le développement par les Etats membres d'une infrastructure maritime administrative adéquate ainsi que sur la mise en place d'une législation nationale appropriée. Il implique également l'instauration de vastes programmes de formation du personnel de contrôle.

    Dès l'entrée en vigueur de ce mémorandum, il sera procédé à un contrôle sévère des navires portant sur les différents aspects de construction, d'équipement, de gestion d'exploitation... dans chacun de ces ports. «Tout navire ne répondant pas aux normes sera immobilisé automatiquement jusqu'à réparation des défectuosités relevées», souligne M. Mergaoui, directeur de la Marine Marchande.
    L'objectif de ce mémorandum est d'instituer une coopération technique en matière de sécurité de la navigation maritime entre les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée.
    Après l'adoption en 1974 de la convention sur la sauvegarde des vies humaines en mer, par l'Organisation Maritime Internationale, de nombreux amendements ont été apportés, dont le plus important a concerné le contrôle des navires par l'Etat du port, institué lors de la Conférence diplomatique en 1994.

    «Le but de ce contrôle est d'accroître la sécurité des passagers et des équipages, prévenir et réduire la pollution marine et garantir la sûreté des marchandises transportées», explique M. Mostapha Sahel, ministre des Pêches Maritimes et de la Marine Marchande.
    Le contrôle va pouvoir ainsi s'exercer à trois niveaux. Le premier niveau concerne l'Etat de pavillon: celui-ci doit veiller au respect des règles et normes internationales des navires, quelles que soient les zones où ils opèrent.
    Le deuxième niveau est celui de l'Etat côtier. Il s'agit pour lui de faire valoir ses droits sur les espaces maritimes relevant de sa juridiction.
    Le troisième niveau est l'Etat du port. Il lui incombe d'empêcher le départ des navires non conformes aux dispositions des conventions internationales sur la navigabilité et ceux risquant de ce fait de causer des dommages aux vies humaines ou au milieu marin.

    Tour de contrôle


    «Carrefour du commerce international et espace de transit maritime entre différents océans du globe, la méditerranée capte environ le un tiers du trafic maritime mondial, et ce flux est appelé à croître», indique M. Sahel.
    En effet, le tonnage mondial transporté par voie maritime est passé de 2,6 milliards de tonnes en 1970 à 4,5 milliards en 1994 dont plus de 40% d'hydrocarbures. A cela s'ajoutent les produits chimiques qui constituent 15% des cargaisons sèches, indépendamment de celles transportées en vrac par les navires spécialisés. Le tonnage global devrait avoisiner les 5,5 milliards de tonnes à l'horizon 2005 selon les estimations du World Sea Trade Service (WSTS).
    Le mouvement des marchandises, perçu sous l'angle des risques, est encore plus révélateur des dangers qu'il comporte lorsqu'il est exprimé en tonnes-mille. La demande de transport maritime a progressé de 10.600 milliards de tonnes-mille en 1970 à 19.500 milliards en 1994 dont 7.400 milliards pour le pétrole brut.

    Parallèlement, la structure de la flotte mondiale permet de constater que les navires pétroliers représentent 37,7% du tonnage mondial avec une moyenne d'âge de 15 ans. La part des unités de plus de 15 ans est d'environ 59%. L'âge moyen des autres catégories de navires, les plus jeunes, avoisine en revanche les 11 ans.
    Les catastrophes marines sont dues dans des proportions importantes à l'âge des unités et sont souvent amplifiées par les défaillances humaines.
    Par ailleurs, le Ministère des Pêches Maritimes et de la Marine Marchande a entamé la construction d'une tour de contrôle (Vessel System Traffic) de normes internationales.
    Elle vise à assurer la sécurité de la circulation maritime dans le Détroit de Gibraltar afin d'éviter les risques d'accidents dus à l'intensité de la navigation.

    Fatima MOSSADAQ.

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