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Affaires

Scandale COS-ONE
Des documents «troublants»

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

. L’ONE est impliqué en tant que contrôleur de gestion. Abderrazak s’est lui-même chargé de la réalisation du projet. Les autorités doivent procéder au contrôle des finances du COS-ONE Alors que les habitants du lotissement M’zouga V à Aïn Diab poursuivent leur combat journalier contre la vente imminente de leurs logements (cf.www.leconomiste.com), la position du CIH n’a pas bougé d’un iota. La banque veut récupérer ses créances à travers la vente aux enchères d’une partie du lotissement, celles des habitants qui n’ont pas pu avoir de titre foncier. D’ailleurs, un des conseillers de Khalid Alioua, PDG du CIH, n’a-t-il pas dit aux habitants du lotissement que «le CIH ne ferait pas de cadeau». L’affaire qui s’approche désormais du dénouement nous livre un peu plus de ses secrets. Des documents livrés à L’Economiste par un des habitants du lotissement M’zouga V fait planer des doutes sur les bonnes intentions des responsables du COS et de son autorité de tutelle. Il ressort de l’examen des documents que L’Economiste a examinés que l’habitant a réellement fait des versements au profit du COS-ONE. Tous les habitants du lotissement M’Zouga V se disent, d’ailleurs, prêts à fournir les preuves des versements d’argent qu’ils ont effectués. Badr Berrada, président de l’Association M’Zouga V, estime que «personne ne peut mettre en doute la bonne foi des propriétaires qui se sont réellement acquittés de leurs obligations». Et d’ajouter que «le COS n’a remis les clefs aux habitants qu’après avoir récupéré son argent, soit par versement direct, soit à travers le système bancaire». Ces témoignages appuyés par des preuves de versement indiquent que le COS a récupéré, si ce n’est la totalité de son argent, au moins une bonne partie. Où est passé tout cet argent qui aurait pu servir à rembourser une partie des créances du CIH? Personne ne le sait. En tout cas, l’ONE était au courant des transactions financières du COS en tant que contrôleur de gestion. Les statuts du COS lui confèrent cette tâche et stipulent même qu’un représentant de l’Office doit siéger au Conseil d’administration. L’ONE, qui a nié «toute relation avec cette affaire», est impliqué au même titre que le COS. Ceci est d’autant plus vrai que le bon de remise des clés comporte bel et bien une signature de l’ONE et ce, en tant que contrôleur de gestion. Si l’Office a avalisé l’opération de construction et de vente du lotissement, pourquoi s’est-il acharné à nier toute implication dans ce scandale? Depuis le début de l’affaire, l’ONE s’est ingénié à rester en dehors, comme s’il avait peur de son propre COS.. Situation financière critiqueLa seule réaction de l’ONE est la suspension de la subvention de 1% qu’il est légalement obligé de fournir au COS. Cette décision prise par l’ex-directeur de l’Office, Driss Benhima, signifie-t-elle une désapprobation de la gestion opaque du COS ou un simple règlement de compte personnel comme l’affirment des habitants du lotissement? Toujours est-il que cette suspension, puisque contraire aux statuts de l’ONE, a mis le COS dans une situation financière critique. Ceci a fait dire à Berrada que «si la contribution de l’ONE a été maintenue, le COS aurait pu facilement honorer ses dettes». L’opacité caractérise également la manière dont le projet a été réalisé. Menée sous la bannière du COS, ou plus exactement d’Abderrazak lui-même, la construction des lotissements a été par la suite déléguée à la CMCAS, mutuelle du personnel de l’ONE. Celle-ci a chargé, à son tour, la Caisse autonome d’aide à l’accession à la propriété «C.A.A.P» de mener à bien le projet. C’est cet organisme, représenté par Oualime Hassan, et son associé, Abderrazak Mohamed, ex-directeur du COS et n°2 de l’UMT, qui a effectivement construit le lotissement. Est-ce que la construction d’un simple lotissement requiert tant de délégations? Pourquoi fallait-t-il tant d’entités écrans? Et à supposer que ces pratiques soient légales, pourquoi la désignation de la société qui a réalisé le projet ne s’est-elle pas faite par appel d’offres public? Ces interrogations rejoignent celles des habitants qui soupçonnent Abderrazak d’être à l’origine de «ce montage». Ce dernier a, semble-t-il, réussi à contourner la loi qui lui interdit d’être en même temps à la tête du COS et de représenter la société qui a construit le logement. Tout cela donne à penser que ces tours de passe-passe ont servi à diluer les responsabilités. La disparition soudaine de Oualime, associé de l’ex-directeur du COS, ne fait que confirmer les soupçons qui pèsent sur les deux personnages aux yeux des victimes. Face à de tels dépassements, les autorités publiques devraient sonder la piste des deux associés qui sont les principaux protagonistes de cette affaire. Les finances de l’ONE et du COS devraient être également passées au crible afin de voir si des irrégularités les entachent. Quant aux habitants, l’éclatement du titre foncier-mère aurait dû leur permettre de poursuivre le COS, qui a hypothéqué leurs titres fonciers auprès du CIH, en justice. De quoi ont-ils eu peur?Morad EL KHEZZARI

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