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    Affaires

    Safi prépare son festival de la mer

    Par L'Economiste | Edition N°:1685 Le 16/01/2004 | Partager

    . La ville veut donner à l'événement une dimension internationale. Des études sont en cours avec l'aide de l'Université Al Akhawayne et d'experts américainsLa ville de Safi est sur la piste de nouvelles niches de développement. Une convention a été signée entre l'Université Al Akhawayne, l'Université Cadi Ayad de Marrakech et le Conseil de la région pour faire un travail de prospection. “Le même travail a été réalisé à Essaouira avec le succès que l'on sait. Et Safi est en passe aussi d'avoir son festival, non pas des Gnawas mais celui de la mer”, explique Ahmed Driouchi, doyen de la Faculté de commerce et de gestion d'Al Akhawayne. Une équipe d'experts d'Al Akhawayne avec le concours d'experts américains se penche depuis un an sur une étude. “Les éléments-clés du développement, d'une région à une autre, sont les différenciations”, commente Driouchi. Le “savoir ” entre pleinement dans ce processus, d'où le rôle de l'université, dit-il. L'objectif est donc d'identifier et de mobiliser des niches pour les présenter comme étant de nouvelles opportunités de développement pour la ville. Un séminaire avait déjà réuni des partenaires publics et privés, des ONG et des représentants des administrations publiques. Ont été présentés les premiers axes centrés sur la valorisation du patrimoine culturel. Ce dernier aspect joue énormément un rôle pour l'attractivité de la ville et par conséquent l'investissement. Les lycées, collèges et écoles primaires auront à incorporer dans leurs programmes des études et visites aux sites historiques, culturels, naturels ou biologiques. “Notre équipe avait centré son action depuis le séminaire sur la création d'un Festival de la Mer”, ajoute le doyen. “La mer est source de ressources mais aussi source de patrimoine culturel”, explique-t-il. Le festival a déjà été organisé mais sans grands échos. L'objectif est d'en faire un événement unique avec une dimension aussi gastronomique. Il s'agit de présenter par exemple les différentes manières de préparer le poisson. “Ce qui permettrait d'ouvrir des restaurants simples et spécialisés dans des produits locaux, sans oublier l'intérêt des industries tournant autour de ce créneau”, indique Driouchi. Pour ce faire, l'implication de la population est nécessaire. Le festival de la mer est une manière d'ouvrir la ville sur le reste du monde. La clientèle internationale pour ce genre de festival existe déjà car des événements similaires sont organisés dans d'autres pays et connaissent beaucoup de réussite. Le rôle de l'équipe des experts consiste justement à créer des centres d'intérêts. La thématique du festival sera tout à fait différente par rapport aux autres festivals. Ce sera aussi l'occasion pour les jeunes de découvrir des opportunités de création d'entreprises ou la possibilité de trouver un emploi.


    Label pour la poterie?

    Le diagnostic du secteur de la poterie a été effectué par des experts américains de l'Association internationale des artisans. L'équipe de cette association a été invitée par Al Akhawayne. L'objectif final est de doter la poterie de Safi d'un label. On attend encore le rapport des experts qui comprendra des recommandations pour la ville. Par ailleurs, le mois dernier, Al Akhawayne a initié avec des experts français un documentaire sur Safi. Le tournage a été réalisé par “Les films des passeurs”. Al Akhawayne a fait avec brio un travail similaire à Essaouira. Après Safi, notre prochaine étape sera El Jadida et ensuite Azemmour, fait savoir Driouchi. Ce sont aussi des villes qui sont restées en marge du développement, ajoute-t-il. On ne s'érige pas en experts, se défend-il. Mais de telles actions permettent à nos enseignants et étudiants d'apprendre des choses, poursuit-il.Mohamed RAMDANI

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