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    Salon du livre
    Tanger: Un astrophysicien raconte le «Mal de Terre»

    Par L'Economiste | Edition N°:1685 Le 16/01/2004 | Partager

    . L'ouvrage a été présenté par son auteur lors du Salon du livreLe public du Salon du livre de Tanger a eu droit à un fantastique voyage dans l'espace avec Hubert Reeves, l'astrophysicien le plus lu, selon certains, mais aussi le plus accessible. Essentiellement connu pour ses ouvrages de vulgarisation, Reeves enfonce le clou avec son ouvrage “Mal de Terre” le Seuil, 2003. Petit de taille, une épaisse chevelure blanche, Hubert Reeves a permis à une majeure partie de la salle de faire une sérieuse révision de ses cours de physique. Mais c'est une véritable révision de soi qu'imposent ses propos. Pour lui, l'histoire de l'humanité est un beau récit, qui cesse de l'être quand l'homme s'est engouffré dans le chemin d'autodestruction qu'il continue d'emprunter aujourd'hui. Et de renchérir, c'est l'intelligence humaine, créatrice de tant de merveilles technologiques mais aussi de destruction qui est la première responsable. La “race” humaine a déjà abattu la moitié des forêts de la planète et pêché sans vergogne plus que la mer ne peut régénérer. L'agriculture intensive a appauvri à jamais des milliers d'hectares de terrains agricoles. La liste des mauvaises actions de l'homme ne s'arrête pas là. Les gaz d'échappement des voitures, à cause de l'effet de serre, ont provoqué l'augmentation de la température de la planète, ce qui n'est pas sans conséquences. Tempêtes plus violentes, mais aussi sécheresses plus dures, un problème qui n'est pas étranger au Maroc. Certes, le traité de Kyoto est là, pour mettre de l'ordre, mais les Etats-Unis ont refusé de le signer. “Nous courons à notre propre destruction, et c'est dans les prochaines décennies que tout va se décider, la vitesse de détérioration nous fait craindre le pire”, tient à préciser l'astrophysicien devant un auditoire épaté. Le soleil risque bien d'exploser dans 5 milliards d'années, mais la destruction, telle que programmée par l'homme de son environnement, peut intervenir dans les décennies à venir. Mais tout n'est pas que désespoir. L'Humanité a pris conscience du danger, et les mouvements de sensibilisation et de défense de l'environnement sont plus actifs que jamais. Or, cela suffira-t-il? L'important c'est de s'assurer que la planète restera habitable. Et ce ne sont pas les actions des gouvernements qui feront la différence, c'est le cas de chacun de nous, tient-il à préciser.


    Hommage à Choukri

    Démarrage sur les chapeaux de roue pour la huitième édition du Salon international du livre de Tanger, mercredi dernier. Un salon qui, d'année en année, se renforce en tant que référence, non seulement nationale mais aussi internationale, note-t-on auprès de l'assistance. Cette année, le lancement a été donné par un émouvant hommage dédié à la mémoire de Mohamed Choukri, décédé en novembre dernier, cet écrivain autodidacte tangérois, dont le style cru et acide s'étale sur les pages de son roman le plus lu, Le Pain nu. Les intervenants n'ont pas manqué de mettre en relief le caractère révolté de Choukri, mais aussi la force de sa volonté. Choukri n'a appris à lire et écrire qu'à l'âge de 21 ans.De notre correspondant,Ali ABJIOU

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