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    Economie

    Safi: Les pêcheurs satisfaits de l’opération d’empoissonnement

    Par L'Economiste | Edition N°:3330 Le 29/07/2010 | Partager

    . Une augmentation de 1% constatée sur les ventes. Ils sont demandeurs de plus de récifs artificiels. L’expérience dupliquée sur d’autres sites: Al Hoceïma et NadorSouiria K’Dima, un village de pêcheurs et également station balnéaire à la cote ascendante situé à 30 km de Safi. Mardi dernier, ce petit patelin, dont la plage a dernièrement été labellisée pavillon bleu, était en effervescence. La deuxième phase d’une expérience inédite au Maroc y a été lancée. 40.000 larves de loup ont été empoissonnées à proximité des récifs artificiels immergés il y a un an, à sept milles marins des côtes de Souria K’Dima. Le choix de ce lieu authentique ne tient pas du hasard. «Le site réunissait plusieurs facteurs favorables. D’abord, il comprend à la fois un port, un village de pêche et un nombre important de barques. De plus, il existe une structure fédérant les marins pêcheurs. Sans oublier qu’à cet endroit, un déclin du rendement des ressources halieutiques a été constaté, et notamment du loup», explique Omar Bourhim, homologue marocain de l’expert japonais affecté au ministère des pêches maritimes. Ce projet d’immersion de récifs artificiels a été initié dans le cadre de la coopération halieutique entre le Maroc et le Japon. Ses objectifs principaux sont de créer et préserver des lieux de reproduction de poissons, d’augmenter la production, de protéger les pêcheries artisanales contre le chalutage illicite et de mettre en place un transfert des technologies. Le programme rassemble plusieurs partenaires, dont la Jica (Japan International cooperation agency), le ministère des Pêches maritimes, l’INRH (Institut national de recherche halieutique), l’ONP, l’ANP, la wilaya de Doukkala-Abda et la coopérative des pêcheurs de Souiria K’Dima. «La préservation des ressources halieutiques est plus que jamais une nécessité. Le Japon a décidé de soutenir la politique marocaine de modernisation des aménagements portuaires et d’amélioration des conditions sociales des pêcheurs», indique Toshinori Yanagiya, ambassadeur du Japon. Le Maroc a pu bénéficier de l’expertise du Japon à travers l’envoi d’un émissaire, qui a apporté son expérience principalement concernant la confection des récifs artificiels et l’encadrement de la coopérative. Lors de la mise en oeuvre du projet, les partenaires ont été confrontés à certains obstacles. «Tout d’abord, il a fallu sensibiliser les marins pêcheurs. Mais nous avons opté pour une approche participative pour que les pêcheurs puissent s’approprier le projet. Plusieurs d’entre eux ont visité un site similaire mis en place en Tunisie, qui est la première expérience en Afrique du Nord. De plus, la coopérative est partie prenante du comité de suivi du projet», poursuit Bourhim. Du côté des marins pêcheurs, c’est plutôt l’engouement. «Nous sommes satisfaits du projet. Il comporte des intérêts pour l’avenir de notre profession. On voit déjà maintenant des résultats positifs. On a constaté la venue de nouvelles espèces de poissons», indique Ahmed Rgaiz, président de la coopérative des pêcheurs. D’ailleurs, les pêcheurs sont demandeurs de nouveaux récifs: «Nous avons noté une augmentation de 1% sur les ventes. Maintenant, nous espérons arriver à un résultat de 2%», poursuit le président de la coopérative. L’autre gros défi actuel est d’empêcher la pêche dans la zone des récifs pour laisser le temps à la faune de s’y développer. Malgré l’interdiction, plusieurs pêcheurs l’enfreindraient. «Il s’agit d’assurer un encadrement efficace pour que l’interdiction soit respectée. Mais nous comptons principalement sur le fait que les marins vont assurer eux-mêmes un autocontrôle, car ils font partie du comité de suivi», assure Bourhim.


    Autres récifs artificiels

    Le Maroc ne compte pas en rester à cette expérience-pilote. D’autres projets d’immersion de récifs artificiels sont déjà en cours d’élaboration. «Ce premier projet s’est déroulé dans la zone atlantique, là où la mer est plus agressive. Pour la seconde expérience, nous allons tester un autre contexte, celui de la Méditerranée», indique Bourhim. C’est un site proche de Al Hoceïma qui a cette fois été sélectionné.«Les blocs ont déjà été confectionné. Nous n’attendons plus que l’opération de lancement des récifs», souligne l’homologue marocain. Un troisième projet est également en cours à Nador. Ici, le matériel nécessaire a déjà été acquis.De notre correspondante,Marie-Noëlle RASSON

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