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    Economie

    Réforme portuaire: Ce qu’ils en pensent

    Par L'Economiste | Edition N°:2662 Le 29/11/2007 | Partager

    «C’est encore tôt pour parler de réussite»Jamal Benjelloun, DG de l’Agence nationale des ports«JE considère que ce qui a été fait en un an dans la réforme portuaire est globalement positif». Le directeur général de l’Agence nationale des ports, Jamal Benjelloun, ne crie pas victoire. «Je ne dis pas que nous avons réussi et terminé le chantier». Pour Benjelloun, on n’est qu’au tout début. Même s’il admet que les choses avancent à grands pas, il reconnaît que le chemin qui reste à parcourir est encore long, du fait de l’importance de cette réforme. . Enormément d’intérêts, d’intervenants...«Une réforme très lourde, très profonde dans un secteur très complexe, dans lequel il y a énormément d’intervenants, d’intérêts, de pratiques pas toujours légales». Le patron de l’ANP dénonce surtout «un secteur où d’énormes problèmes sont restés sans solutions durant plusieurs décennies». Une série de problèmes qui nécessiteraient à eux seuls la mise en œuvre parallèle d’une réforme, mais tout en maintenant en exploitation le secteur et le système. «On n’a pas la possibilité d’arrêter tout, de faire table rase sur tout ce qui s’est passé avant l’entrée en vigueur de la réforme et de recommencer à zéro, ce qui rend la réforme difficile». Il est clair que Casablanca n’est pas un nouveau port, qui fonctionne avec de nouvelles règles adaptées aux exigences du moment. Benjelloun parle «de structure lourde, qui doit continuer à fonctionner tout en amorçant le virage avec toute la délicatesse nécessaire». De toute évidence, une réforme de cette taille ne peut pas donner ses fruits tout de suite. En plus du cadre légal, «beaucoup de choses ont été faites, mais pas suffisamment pour croire que c’est gagné», relativise-t-il. La clarification et la mission de chacun a permis aujourd’hui de responsabiliser chaque intervenant. Pour lui, «la préoccupation majeure des opérateurs aujourd’hui, c’est le client, et celle de l’autorité de régulation, la meilleure utilisation de l’outil portuaire, les meilleures règles de jeu et leur respect par tout le monde». Rien que la transparence tarifaire introduite au début de l’année est une révolution en soi, rappelle-t-il, non sans satifecit.■ «Il n’y a pas de changement radical»Abderrahim Chennaoui, président de la Fédération des transporteurs sur terre et portsLA réforme portuaire est en vigueur depuis près d’un an. Qu’est-ce qui a été fait? Qu’est-ce qui reste à faire? Qu’est-ce qu’il fallait faire? «C’est tout un programme, un bilan global, à soumettre plutôt à Marsa Maroc ou à l’ANP» (rires). Pour parler plus sérieusement, le président de la Fédération dit reconnaître qu’il y a eu un changement structurel. Pour lui, c’est tout ce qui apparaît pour l’instant. «A notre niveau, rien n’a changé ou presque. La qualité du service laisse toujours à désirer. Pis encore, elle est plus confuse». Il fonde ses arguments sur des pratiques de tous les jours. «Un camion qui rentrait au port ne dépassait guère 30 mn d’attente pour prendre sa charge. Depuis la réforme, cette attente atteint une demi-journée dans le meilleur des cas. En tant que transporteur, on ne voit pas de changement radical apporté par cette réforme». La preuve, parlant de réussite, «ses instigateurs mettent plutôt l’accent sur la restructuration, la modernisation, l’acquisition de matériel…». Pour les transporteurs, ce qui compte, c’est l’évolution de la mentalité des gens qui gèrent au quotidien le port, en l’occurrence Marsa Maroc, dit-il. Bien évidemment, «personne ne nie l’importance du transport dans la chaîne logistique au niveau des ports. Mais pour les grandes décisions prises pour le compte du port de Casablanca, même concernant le transport, elles l’ont été sans concertation». B. T.

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