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    Economie

    "Ensemble le Maroc" : Pour ces RME qui réussissent

    Par L'Economiste | Edition N°:159 Le 22/12/1994 | Partager

    La Fondation Ensemble le Maroc (FEM) veut être un nouveau pont entre Marocains des deux rives de la Méditerranée, deux entités appartenant à la même unité. Les membres fondateurs précisent d'emblée que l'esprit de leur groupement diffère de celui de la Fondation Hassan II pour les RME et du Ministère Chargé des Affaires de la Communauté Marocaine à l'Etranger (CME). "Tout d'abord, dit M. Mohammed Sebti, président du comité exécutif, la Fondation émane d'une initiative privée. Ensuite son but est de créer une synergie entre les compétences marocaines d'ici et d'ailleurs, notre devise étant "Le Maroc à la rencontre de ses enfants prodiges"". Le comité d'honneur en comprend quelques-uns comme Tahar Benjelloun ou Driss Chraïbi et des comités de soutien à travers le monde, composés de RME, sont déjà actifs dans quelques villes.

    En fait, les objectifs que s'assigne la Fondation ne sont autres qu'une partie de ceux visés dès le départ par les deux institutions publiques suscitées. Celles-ci ont d'ailleurs commencé par instituer une plate-forme de dialogue, non seulement avec les enfants prodiges, mais aussi avec les immigrés en situation d'échec, à travers la publication mensuelle "Rivages". La véritable ambition, comme le soulignent les promoteurs du projet FEM, est la concrétisation des objectifs et la pérennité de l'action. Leur principale motivation est la prise de conscience de "l'originalité de la place de leur pays sur l'échiquier international" et leur conviction que "Les Marocains oeuvrant à l'étranger représentent pour le Maroc une mine d'expérience et de savoir, une richesse inestimable... une chance".

    L'idée est de leur donner les moyens de participer au développement économique de leur pays d'origine. En unissant et exploitant toutes ses potentialités humaines, le Maroc pourrait bien devenir un nouveau "dragon", rêve la FEM. Afin de poser les premières assises de cet édifice que se proposent de bâtir ensemble les intelligences marocaines sédentaires et nomades, la FEM organise son 1er Congrès, "Marrakech 95",du 16 au 19 mars 1995,dont elle espère sortir avec des plans d'action concrets. Au programme: des séminaires, tables rondes, spectacles, expositions... Dans toutes les belles perpectives, les RME restés au bord du chemin, ceux qui n'ont pas eu l'opportunité d'exprimer leur savoir-faire, ou les jeunes des banlieues qui vivent dans la galère, ne sont pas cités. Si ce n'est la voix de Ahmed Ghayat, président de Rassemblance (association de RME en France pour aider les jeunes) et membre du comité français de soutien, qui s'élève pour dire que ceux qui incarnent la réussite à l'étranger devront servir de locomotive aux autres qui devront s'accrocher aux wagons. D'autres noms comme Adil El Jazouli (sociologue-écrivain ) figurant dans ce comité de soutien laissent espérer que ces laissés-pour-compte ne seront pas oubliés.

    Bouchra LAHBABI

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