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Procès Lockerbie: Un verdict conciliant

Par L'Economiste | Edition N°:948 Le 01/02/2001 | Partager

. Acquittement pour l'un, prison à vie pour l'autre LA Cour écossaise chargée de juger les deux Libyens incriminés dans l'attentat de Lockerbie a rendu hier mercredi son verdict, acquittant l'un des deux hommes et déclarant l'autre coupable de meurtre. Les trois juges qui siègent à Camp Zeist, dans le centre des Pays-Bas, ont décidé ce double verdict à l'unanimité. Abdel Basset Ali al-Megrahi, sur lequel pesaient des éléments de preuve beaucoup plus lourds et concordants que sur Al Amine Khalifa Fhimah, a été déclaré coupable de meurtre, ce qui entraîne automatiquement une condamnation à la prison à vie, selon le droit écossais. Fhimah a été reconnu non coupable du chef d'accusation de meurtre et acquitté. Les conditions de son évacuation des Pays-Bas n'ont pas été rendues publiques. Les deux Libyens étaient accusés d'avoir détruit en vol un Boeing 747 de la Pan Am le 21 décembre 1988 au-dessus de la bourgade écossaise de Lockerbie. L'attentat avait fait 270 morts, dont 189 Américains. La normalisation reste à l'ordre du jour entre la Libye et les pays occidentaux, en dépit du verdict rendu par la justice écossaise mettant clairement en cause ce pays, Tripoli ayant apparemment choisi de jouer la carte de l'apaisement. Après le verdict, Londres n'a annoncé aucune mesure remettant en cause ses relations diplomatiques avec Tripoli, rétablies en 1999 après la suspension des sanctions des Nations Unies. Pour sa part, Washington a reconnu la coopération de la Libye lors du procès, ce dont Tripoli s'est aussitôt félicitée en invitant les Etats-Unis à tourner la page. Washington refuse toutefois de lever ses propres sanctions contre ce pays et continue de s'opposer à la levée définitive de celles de l'ONU. Le gouvernement britannique a en revanche demandé hier à la Libye de reconnaître sa responsabilité dans l'attentat et de verser au moins 700 millions de Dollars de dédomagements aux familles des victimes, avant toute levée des sanctions internationales à son encontre. Réagisant au verdict, la Maison Blanche est allée dans le même sens que Londres. Les pays occidentaux regardent aussi vers l'avenir. De nombreuses entreprises sont attirées par les possibilités d'investissement dans ce riche pays pétrolier où les attendent de gigantesques projets de développement, évalués à 35 milliards de Dollars. Nadia BELKHAYAT (AFP)

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