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    Economie

    Port de Casablanca: Tout rentre dans l’ordre

    Par L'Economiste | Edition N°:2487 Le 19/03/2007 | Partager

    . Les derniers grévistes reprennent le travail. Reprise de l’activité ce week-end non sans cafouillages. Des poches de résistance quand mêmeComme il fallait s’y attendre, le dernier bastion de résistance a cédé aux arguments de Ghellab. Jeudi en fin d’après-midi, une dernière rencontre avait réuni le ministre de l’Equipement et des Transports avec le syndicat des propriétaires des camions de transport urbain de marchandises et les propriétaires des élévateurs dans les ports marocains (cf. www.leconomiste.com). Ceux-ci ont déclaré la levée de la grève vendredi matin, selon le ministre. Contactés par L’Economiste, les responsables du syndicat confirment. Restait cependant à convaincre tout le monde du bien-fondé de la décision. L’activité reprenait timidement au port de Casablanca ce vendredi, selon la direction, et des piquets de grève persistaient encore. «Nous avons pris toutes nos dispositions pour assurer la reprise du trafic, nous espérons que l’activité retrouvera sa cadence normale le plus vite possible car nous commençons à être réellement à l’étroit», déclare à L’Economiste Abdenbi Chaouki, directeur d’Exploitation du port de Casablanca. La police avait prié les chauffeurs réfractaires de cesser immédiatement leur manifestation devant l’entrée Est. Rappelons que leur syndicat avait déjà signé un accord avec le ministère mercredi. Ce qui a fait dire à Ghellab: «Certains chauffeurs n’ont pas adhéré à l’accord initial établi avec le syndicat… Il y a un réel problème d’encadrement de ces personnes qui rend extrêmement complexe le dialogue avec la profession». Les résistants de la dernière heure n’ont pas quitté la capitale les mains vides. Le PV signé avec le ministère annonce la poursuite du dialogue, mais certains points ont d’ores et déjà été résolus. Les camionneurs pourront désormais procéder au pesage à la sortie du port, évitant ainsi la contrainte du contrôle multiple de tonnage sur la route. La mise à disposition d’un parking pour leurs véhicules est aussi à l’étude. Vu l’exiguïté et la rareté des terrains à l’intérieur du port, celui-ci sera probablement installé à l’extérieur. La liste des revendications des camionneurs était pourtant bien longue. Le refus de la contre-visite technique pour les véhicules. Les centres étant agréés par le ministère de l’Equipement, les camionneurs ne voient dans cette procédure qu’une contrainte supplémentaire et coûteuse. Les procédures de retrait des véhicules en fourrière, les véhicules de «dépannage» non adaptés aux camions…En tout cas même si des cafouillages persistaient encore ce week-end au port de Casablanca aux dires des opérateurs économiques, l’activité reprend son cours normal dans le reste du pays. Pour les producteurs d’agrumes (ASPAM), le problème du transport routier est résolu (de l’exploitation aux usines de conditionnement) mais il persistait au niveau du port de Casablanca. «Nous espérons vivement que la situation se débloque complètement d’ici la fin du week-end», déclare Ahmed Derrab, secrétaire général de l’Aspam.


    L’origine de la crise

    SI le cahier de revendications diffère selon les syndicats et autre fédération ayant appelé à la grève, le point commun entre tous reste le projet de loi sur la réforme du code de la route. Entre les pressions du contrôle routier, le retrait de permis de conduire ou le poids des amendes, c’est surtout la corruption que tous les opérateurs dénoncent en choeur. Même la Fédération du transport, affiliée à la CGEM, qui s’était désolidarisée avec les grévistes appelle à une moralisation sur les routes et chez les transporteurs eux-mêmes. Et dénonce l’opacité du marché, la «défaillance» du contrôle routier ou, du moins, son «manque d’efficacité». «Il n’y a pas de cohésion dans le système de contrôle; il est beaucoup trop compartimenté et inclut des intervenants qui ne sont pas forcément en parfaite harmonie», regrette-t-on au sein de la FT. Si celle-ci se dit pour la réforme du code de la route, il n’en demeure pas moins qu’elle relève quelques lacunes dans le projet de texte. Notamment l’inexistence de dispositions relatives à la coresponsabilité des chargeurs et transporteurs quant à la surcharge des véhicules, l’inexistante de sanction du cabotage par des transporteurs étrangers et l’insuffisance chronique au niveau des ressources humaines et des moyens dédiés au contrôle routier. La FT demande que le rôle de coordination des différents corps de contrôle (Gendarmerie royale, DGSN, Douane…) soit accordé au ministère de l’Equipement. Elle insiste aussi sur le renforcement de la communication entre les différents départements.Amine BOUSHABA

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