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    Economie

    Concurrence déloyale: Talbi Alami ne cède pas

    Par L'Economiste | Edition N°:2487 Le 19/03/2007 | Partager

    . Public ou privé, personne n’échappe au contrôle. Justice: les consommateurs pourront attaquer les entreprises. La protection du sucre le fragilise de plus en plusTraquer les pratiques anticoncurrentielles pour protéger les consommateurs, mais aussi pour préserver l’indépendance des entreprises. C’est en substance l’esprit de la loi sur la liberté des prix et la concurrence, présentée par Rachid Talbi Alami, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, le 15 mars, à la CFCIM.Défendre la liberté de la concurrence et le pouvoir d’achat du consommateur s’étend à toutes les entreprises: privées, publiques, mais concessionnaires aussi (cf. www.leconomiste.com). «Une enquête sur les pratiques de facturation des concessions d’eau et d’électricité est en cours», annonce le ministre délégué.Il a également annoncé que le consommateur aura aussi la possibilité de saisir l’autorité de la concurrence en cas de préjudice. «Dans le cadre du projet de loi sur la protection du consommateur, il est prévu que les associations de protection des consommateurs puissent se constituer partie civile à l’encontre d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises», informe Talbi. Et d’ajouter, «la loi, en discussion au niveau du Conseil de gouvernement, leur offre le statut d’association d’utilité publique. Elles doivent toutefois remplir des conditions de transparence et d’équilibre en interne pour pouvoir en bénéficier».Côté entreprise, le ministre défend la performance. Le meilleur moyen pour y arriver est de libéraliser le marché. Pour lui, «la protection dont bénéficie encore le sucre ne fait qu’empirer la situation de ses entreprises, d’une année à l’autre». Aussi, déclare-t-il, «l’Etat se conformera aux engagements pris dans le cadre des accords d’association et de libre-échange, il n’aidera pas les entreprises nationales et dénoncera toute pratique de dumping constatée dans les pays partenaires. Nos entreprises n’auront autre issue que de devenir performantes et compétitives».Il défend aussi la préservation de l’indépendance des entreprises par la lutte contre les trusts et abus de position dominante. Par ailleurs, si les prix du remorquage portuaire sont désormais libres, la libéralisation des produits médicamenteux et à usage vétérinaire n’est, en revanche, pas d’actualité.«Prévue pour 2006, la libéralisation a été reportée par une autre loi obtenue sous l’influence d’un lobbying mené auprès des ministères de la Santé et de l’Agriculture».Talbi Alami est intervenu également pour expliquer la non-baisse des prix des transports urbains annoncée au mois de février dernier (cf. www.leconomiste.com). En rappelant que ce secteur est «déficitaire», le ministre a expliqué que «la baisse annoncée était conditionnée par la réponse favorable de l’Etat à certaines exigences des opérateurs, notamment en matière de droits de douane sur les pièces de rechange».


    Marchés de gros

    Le ministre juge que le système de taxes actuel pratiqué au niveau des marchés de gros renchérit les prix des fruits et légumes. En guise de démonstration, il cite l’exemple d’un camion de fruits gadiri qui paye, en premier temps, 7% de taxe au niveau du marché de la ville. Arrivé au marché de gros de Casablanca, il est obligé de re-payer 7% et s’il part à une autre ville, il verse les 7% une troisième fois. Ainsi, l’opérateur aura payé 3 fois la même taxe alors que le service rendu en retour n’a pas changé. «Si on ajoute les marges pratiquées d’une transaction à l’autre, le prix passe à plus de 57% de sa valeur initiale», explique le ministre. «Ce système ne profite qu’aux intermédiaires», conclut-il.Nabil TAOUFIK

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