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    Pollution de l’air: La stratégie du néant

    Par L'Economiste | Edition N°:2660 Le 27/11/2007 | Partager

    . Une étude débouchera sur des cadastres des émissions Le niveau de la pollution atmosphérique à Casablanca est tel, que les maladies respiratoires prennent les allures d’une pandémie. C’est la première pathologie qui touche les tout petits. Les cabinets de pédiatrie comme ceux de kinésithérapie respiratoire ne désemplissent pas. L’asthme est devenu une maladie «banale» à Casablanca.Le tissu industriel comprend 7.714 unités dont 37% sont recensés dans le Grand Casablanca. Ces installations utilisent surtout des combustibles riches en soufre, selon un rapport sur la pollution de l’air au Maroc du Conseil national de l’environnement (CNE) de 2007. Les déchets de plus de 2.874 entreprises sont donc «recyclés» dans l’atmosphère avec des conséquences dramatiques sur la santé. A cela s’ajoutent la pollution due aux gaz d’échappement des véhicules et la qualité des carburants. L’essence est riche en plomb et le gasoil en soufre. Le parc automobile est majoritairement dominé par des véhicules à gasoil.. Trois polluants sous surveillanceBien que le marché automobile connaisse une dynamique de croissance du fait des facilités de financement, il reste que l’âge moyen du parc demeure élevé. Les décrets limitant le rejet du CO2 des tuyaux d’échappement n’a jamais trouvé la moindre application au-delà des campagnes sporadiques de sensibilisation sans efficacité. Les tests d’émission pour le contrôle des gaz d’échappement ne sont pas obligatoires dans les centres techniques. Cependant, il existe aussi d’autres sources de pollution émanant de secteurs autres que l’industrie mais tout aussi dangereuses. Les hammams et les fours traditionnels par exemple, libèrent d’importantes émissions dans l’atmosphère. Qu’y a-t-il en face pour répondre au défi de la pollution? Pas grand-chose, excepté des études. La plus récente est lancée depuis 2006 et toujours en cours. Elle rentre dans «le cadre d’une stratégie pour la réalisation des cadastres des émissions atmosphériques dans les grandes villes». La première phase décrivant une méthodologie pour élaborer un inventaire détaillé des émissions des différentes sources (transport, industries, …), a été achevée. La deuxième, qui sera achevée d’ici 1 à 2 mois, dressera un inventaire des émissions atmosphériques, à travers une collecte de données, calcul et sources des émissions. Des données qui serviront à la prise de décision plus tard. Les polluants placés sous surveillance sont le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, les particules en suspension, l’ozone et les composés organiques volatils. La troisième phase est axée sur l’analyse de l’évolution des émissions atmosphériques tandis que la dernière étape débouchera sur l’élaboration d’un plan d’actions.Depuis 2006, le Maroc est doté d’un réseau national de surveillance de la qualité de l’air avec un total de 14 stations fixes. La moitié est installée dans la région du Grand Casablanca (5 dans la métropole et 2 à Mohammédia). Ce réseau réalise des mesures en continu de polluants atmosphériques. La pollution de l’air coûte entre 1,4 et 2,7 milliards de dirhams à la collectivité, selon une estimation de la Banque Mondiale qui remonte à 2003. Depuis, la facture a sans doute augmenté.Sara BADI

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