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La reconversion industrielle est en marche
Entretien avec Hamid Benelfadil, directeur général du CRI

Par L'Economiste | Edition N°:2660 Le 27/11/2007 | Partager

De par ses missions, le Centre régional des investissements (CRI) est en première ligne dans le repositionnement économique de la métropole. La reconversion industrielle va plus vite qu’on ne le pense, soutient Hamid Benelfadil, directeur général du CRI. Le succès de l’aéropôle de Nouaceur et la montée en puissance du plan Emergence via l’offshoring en sont les fondations. Mais il faudra apporter une réponse rapide aux trous noirs: l’absence d’un transport de masse et de qualité, le foncier, etc.. C’est fini de l’économie protégée!. Kyoto Park dédié aux énergies renouvelables . L’aéropôle de Nouaceur est une véritable vitrine- L’Economiste : Casablanca est le premier pôle économique du Royaume, mais la concurrence arrive à grande vitesse. On a l’impression que la métropole a fait preuve de manque d’ambition et s’est longtemps endormie sur ses lauriers. - Hamid Benelfadil: La concurrence est un excellent moteur d’innovation, d’émulation et de nouvelles ambitions. Le Grand Casablanca a en effet perdu le monopole des grandes infrastructures et c’est une excellente perspective pour notre pays que d’autres régions puissent en bénéficier. Le second privilège dont a bénéficié notre région depuis l’indépendance est «l’économie protégée» et elle devra donc faire face au choc de la mondialisation de l’économie nationale et en saisir les opportunités. Aussi, l’enjeu de notre région est double: préserver les emplois existants face à la restructuration industrielle que nous devrions faire et développer au moins 660.000 nouvelles opportunités d’emploi à l’horizon 2020. Pour ce faire, les pouvoirs publics, en concertation avec les opérateurs économiques et les élus du territoire, ont développé une stratégie visant à relever ce double enjeu. Cette stratégie est fondée sur une ambition, un objectif et quatre moteurs de croissance régionale. L’ambition est de faire du Grand Casablanca une métropole de dimension internationale attractive pour les investisseurs et pour les talents.Les quatre moteurs de croissance économique régionale sont la déclinaison territoriale du plan Emergence, le tourisme, les grands projets métropolitains et les niches à dimension régionale. Pour chaque moteur, nous avons élaboré différentes offres territoriales dont je peux citer comme exemples: Casashore et Casa Aéro City, Marina, le transport de masse, Zénata, l’ancien aéroport d’Anfa et Kyoto Park pour l’accueil des industries des énergies renouvelables.- A moyen terme, il faudra aussi relever le défi de la reconversion industrielle. Pensez-vous que la région s’y soit vraiment préparée?- La reconversion industrielle est certainement plus rapide que vous ne le pensez. Lorsque le terrain devient rare, il devient inaccessible pour des investissements à faible apport en valeur ajoutée. Donc il s’agit pour nous de positionner la région sur de nouveaux secteurs créateurs de valeur ajoutée. C’est pour cela que nous avons déployé sous l’impulsion du wali et en concertation avec les conseils élus, une stratégie de développement économique qui vise les secteurs à forte valeur ajoutée: les centres de développement IT, les industries des énergies renouvelables… Mais c’est pour cela aussi que l’industrie locale des composantes électroniques, en tout cas la plus performante, s’est positionnée sur des secteurs pointus comme l’automobile ou l’aéronautique, et on a vu des transformations exceptionnelles dans le secteur électrique. L’exemple Centrelec en est une parfaite illustration.Donc Casablanca ne va pas se désindustrialiser, mais plutôt se réindustrialiser vers le haut, entraînant dans son sillage la création de nouveaux métiers et de nouveaux filons pour le business. Le poids de l’économie tertiaire ne cessera de croître car c’est une donne universelle. A nous de positionner le territoire sur des segments porteurs.- Les difficultés liées à la mobilité s’exacerbent au fil des années dans la ville. Cet handicap ne risque-t-il pas d’entamer son attractivité? - Une chose est sûre, le développement de Casablanca ne peut se faire sans que la problématique du transport de masse et de la circulation urbaine ne soit réglée. Aujourd’hui, la réponse apportée se fait en deux temps: parer au plus urgent d’abord, à travers le lancement du programme de la mise à niveau avec plus de 5 milliards de dirhams sur la période 2006-2010. Par ailleurs, une politique globale de transport urbain de masse est en train d’émerger avec un programme extrêmement ambitieux et concret de lignes de tramway, de métro et de RER avec une estimation du plan d’investissement de près de 50 milliards de dirhams sur la période 2010 – 2020. Mais la ville seule ne peut y répondre seule, des formules de partenariat public-privé et un appui de l’Etat sont nécessaires pour enrayer le transport «insalubre»  de Casablanca.- Où en est le projet de création des zones dédiées aux activités de service? Dans le projet du plan d’extension de la ville, celles-ci n’apparaissent pas.- Si vous avez les plans d’extension de la ville, moi je suis preneur. Plus sérieusement, je pense que l’Agence urbaine, à qui échoit le rôle de la réglementation urbaine, est très consciente de l’importance de réserver les espaces nécessaires pour accueillir les activités. Par ailleurs, l’étude Casablanca Business Park 2020 est en cours. Elle nous permettra de disposer d’une véritable vision à long terme sur le développement du secteur de l’immobilier d’entreprise dans la région. Les résultats de cette étude permettront ainsi de développer de nouvelles zones adaptées aux besoins des investisseurs. Celles-ci vont s’intégrer dans le paysage urbain et dégager la rentabilité nécessaire aux aménageurs gestionnaires qui les développeront.


Une métropole internationale comme Barcelone!

L’ambition du Grand Casablanca est de devenir à l’aube de la décennie à venir «une métropole internationale». Cette ambition est fondée sur la vision «Une Ville, 3 Continents». Par ailleurs, le plan MadaIn qui trace la stratégie de déploiement régional de la vision 2010 s’est fixé comme objectif de diversifier l’offre touristique vers le tourisme de congrès et de loisirs. Dans cette perspective, sur le site de la Marina, il est prévu un palais des congrès aux normes internationales, aussi bien dans sa conception que sa gestion. Par ailleurs, tous les pouvoirs publics militent pour que le parc d’exposition de l’Office des changes soit concédé à un opérateur international de gestion des parcs d’exposition. Nous avons d’ailleurs reçu plusieurs investisseurs au CRI qui sont intéressés par la gestion du parc d’exposition et par le palais des congrès de la Marina. Mais il n’y a pas que le palais des congrès qui manque. Car, pour espérer faire partie du club des grandes métropoles, il faut absolument avoir une offre culturelle (d’où la nécessité d’avoir un théâtre), une véritable offre loisirs (avec un vrai parc de loisirs), une offre détente (avec de vrais parcs et espace verts). La gouvernance locale est très consciente des carences dans tous ces domaines, et les projets ont été présentés, discutés et, pour une grande partie, un schéma de financement a été trouvé. L’aéropôle de Nouaceur, avec une concentration d’activités liées à l’aéronautique, est un exemple de réussite d’une politique réfléchie.Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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