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Pétrole cher: Ambitions réduites des transporteurs aériens

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. Pertes de 2,3 milliards de dollars en 2008. Prix des billets poussés à la hausse Etranglées par le pétrole cher, les compagnies aériennes ont réduit leurs ambitions pour 2008, tablant sur une perte de 2,3 milliards de dollars pour l’ensemble du secteur, et ont lancé un appel à l’aide aux gouvernements, aux syndicats et aux constructeurs aéronautiques.En 2007, le secteur avait réalisé 5,6 milliards de dollars de bénéfices (les premiers depuis l’an 2000). Le pronostic se fonde sur un baril à 106,5 dollars en moyenne. «Si le prix du pétrole reste à 135 dollars pour le reste de l’année, les pertes seront encore pires à 6,1 milliards de dollars», a déclaré Giovanni Bisignani, DG de l’IATA.Et de s’alarmer: «L’industrie du transport aérien est en crise. Peut-être la plus grande crise à laquelle nous ayons jamais été confrontés». Plusieurs compagnies aériennes, les américaines en tête, ont annoncé ces derniers jours des réductions du nombre de leurs vols pour faire face à la flambée des cours du pétrole, un mouvement qui pourrait se généraliser et pousser les prix des billets à la hausse. Imitant ses concurrents United Airlines et American Airlines, Continental Airlines a annoncé la semaine dernière une réduction de 11% de ses capacités sur les vols intérieurs aux USA à compter du 4e trimestre. L’australien Qantas va, lui, supprimer plusieurs de ses vols vers l’Asie. Tous citent la hausse du prix du kérosène à l’appui de leur décision. Certaines dessertes, autrefois rentables, sont aujourd’hui déficitaires. En outre, «depuis peu de temps, les coûts variables sont supérieurs aux coûts fixes» pour les transporteurs aériens, explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities. American, United et Continental ont même fait un pas supplémentaire en retirant, par dizaines, des appareils anciens de leur flotte, très gourmands en carburant, que leurs concurrents étrangers ont le plus souvent déjà renouvelés par d’autres modèles plus économes. La situation des compagnies américaines est ainsi plus difficile que celle de leurs consoeurs, différence soulignée notamment par des réductions de capacités beaucoup plus marquées qu’ailleurs. En réduisant le nombre des vols, les compagnies cherchent également à contracter l’offre et à se ménager la possibilité d’augmenter le prix des billets.


Les low-cost vont souffrir davantage

Les compagnies aériennes à bas prix, pour lesquelles l’achat de carburant se taille la part du lion dans leurs dépenses, plus encore que chez les transporteurs traditionnels, devraient en conséquence davantage souffrir de la cherté du pétrole, selon Jean-Cyril Spinetta, patron d’Air France-KLM. «Je ne dis pas que le modèle low-cost va disparaître, mais en Europe, beaucoup de low-cost vont disparaître», a-t-il prédit au cours de l’assemblée générale de l’IATA, la semaine dernière à Istanbul. «Les tarifs des low-cost ne vont pas être aussi bas qu’ils le sont aujourd’hui. Oui, il y aura une consolidation, mais je ne pense pas que les low-cost vont disparaître», a pour sa part déclaré le président d’Emirates, transporteur de Dubaï, Tim Clark. Synthèse L’Economiste

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