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Placements: Des banques veulent profiter de la flambée des prix

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. Attitude dénoncée avec l’actuelle crise alimentaire «Récolter les fruits» de la hausse des prix agricoles, c’est ce que propose Deutsche Bank et d’autres instituts par le biais de placements financiers. Une attitude dénoncée par Attac à l’heure où la crise alimentaire touche de plein fouet les pays pauvres. Deutsche Bank avait lancé, il y a quelques semaines, une campagne publicitaire dans la ville de Francfort où elle a son siège. «Vous réjouissez-vous de la hausse des prix?» alimentaires, pouvait-on lire sur des affichettes qui vantaient son offre de placements dans ce domaine et distribuées dans les boulangeries. Mais elle a été de courte durée. Confrontée aux protestations de l’association altermondialiste Attac, Deutsche Bank les a retirées de la circulation. Son patron Josef Ackermann s’en est même excusé lors de l’assemblée générale, fin mai. Car l’argumentaire de Deutsche Bank, «récolter les fruits d’une possible augmentation des prix des produits agricoles», ne passe pas pour Attac, alors que la flambée des prix menace de famine des populations dans les pays pauvres et que la question a inquiété les responsables de la communauté internationale, réunis à Rome, lors du dernier sommet de la FAO. Face aux critiques, les banques qui proposent à leurs clients de placer leur argent dans ce secteur se montrent discrètes. Les suisses Crédit suisse et UBS, la française BNP Paribas ou encore l’allemande Commerzbank proposent des produits liés aux produits agricoles. Leur nature est toutefois très variée, certains placements étant hautement spéculatifs, d’autres non, destinés aux investisseurs institutionnels ou aux particuliers. Mais la tendance est à la hausse, l’offre des banques pour ce type de produits a beaucoup augmenté depuis la mi-2007. Deutsche Bank se défend de faire de l’argent sur la misère humaine. La hausse des prix alimentaires s’explique avant tout «par une forte augmentation de la population mondiale, un changement des habitudes alimentaires et en même temps, une réduction des surfaces agricoles», liée en partie à l’essor des biocarburants, rappelle un porte-parole. Synthèse L’Economiste

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