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Culture

Nabil Ayouch défend sa «Lola»

Par L'Economiste | Edition N°:2860 Le 15/09/2008 | Partager

. Lettre ouverte au ministre égyptien de la Culture . Le réalisateur réclame une réparation morale Nabil Ayouch, réalisateur du film «Whatever Lola wants», s’insurge. Il compte poursuivre en justice le président du festival d’Alexandrie. En outre, il vient d’écrire une lettre ouverte à Farouk Housni, ministre égyptien de la Culture, dans laquelle il accuse la direction du festival d’avoir agi malhonnêtement envers lui. Son objectif, obtenir une réparation morale et que soit condamnée publiquement la manière dont ce festival l’a traité. Rappelons que le film avait été sélectionné par la direction du festival pour faire l’ouverture de la manifestation. Quelques jours à peine avant l’inauguration, le film est déprogrammé sans explication valable par les organisateurs. Ce même film a ensuite été calomnié, au grand désarroi de Nabil Ayouch, qui n’a rien compris à l’histoire. Décu et désorienté, il a d’abord espéré que Touria Jabrane, ministre de la Culture, réagisse en sa faveur. Mais c’était peine perdue. En désespoir de cause, le réalisateur revient à la charge et se lance dans une procédure judiciaire. Dans sa lettre au ministre égyptien, il raconte d’abord quelques-uns de ses meilleurs souvenirs en Egypte. Il rappelle en effet que c’est dans la grande salle de l’Opéra au Caire qu’il avait reçu ses deux premiers prix pour son premier long métrage «Mektoub» et le Grand prix du festival d’Alexandrie trois ans après pour son deuxième film «Ali Zaoua». «Quelques années plus tard, le festival du Caire a été le seul festival arabe à présenter mon film (Une minute de soleil en moins) en intégralité, sans en couper une seule image. Je ne l’oublierai jamais». Il exprime aussi son attachement pour l’Egypte: «Dans Lola, mon dernier film, j’ai mis tout le respect et l’affection que j’ai pour l’Egypte. Et je garde un très beau souvenir du tournage au Caire». Il enchaîne en exprimant sa surprise et son incapacité à comprendre pourquoi son film a été sélectionné en ouverture du festival, pour être retiré à 5 jours de la manifestation. «La vraie raison du retrait de mon film, seule la personne qui l’a retiré la connaît», fait-il remarquer. Nabil Ayouch poursuit en racontant comment le président du festival lui-même s’est permis de calomnier «Lola» publiquement sur une chaîne de télévision, en affirmant que le film avait été tourné clandestinement en Egypte. «Il invente un personnage de proxénète qui n’existe pas dans le film et affirme surtout que le film a été financé par les Américains», raconte-t-il. Nabil Ayouch dément bien sûr ces accusations et indique qu’aucun centime américain n’a été investi dans le film. «Je suis scandalisé par une telle attitude, un tel mépris à notre égard, un tel manque d’éducation. Qu’ils le veuillent ou non, ce film est et restera marocain par la nationalité de son auteur et seuls des voyous se permettent ce type de pratiques». Pour finir, le réalisateur rappelle l’irrespect du festival envers l’actrice libanaise du film, Carmen Lebbos. Cette dernière a été invitée à figurer parmi les jurés et cette invitation a été annulée à la dernière minute. «Au-delà du manque flagrant de déontologie, du manque de respect pour le cinéma et les cinéastes, je trouve ces personnes malhonnêtes intellectuellement et ces pratiques hautement condamnables». Pour conclure sa lettre, Ayouch appelle le ministre de la Culture égyptien à faire en sorte «que cela ne se reproduise plus jamais». Maintenant, la balle est dans le camp de Farouk Housni!Nadia BELKHAYAT

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