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Culture

Saïd Mahrouf, un nouveau talent dans la mode

Par L'Economiste | Edition N°:2860 Le 15/09/2008 | Partager

. Grand succès pour sa collection haute couture, présentée à Paris. Son rêve, créer une maison de la mode à Casablanca «IT was wonderful», c’est ainsi que Saïd Mahrouf, 35 ans, décrit la présentation de sa collection haute couture, tenue le 7 septembre dernier au Salon du prêt-à-porter à Paris. Même constat de la part de Mohamed Tazi, directeur général de l’Amith, qui s’est rendu en France pour encourager et soutenir le jeune créateur marocain. «La collection de Saïd Mahrouf a été très applaudie. J’ai ressenti pour ma part beaucoup d’émotion et une grande fierté», nous a-t-il confié. Cette collection, constituée d’une vingtaine de tenues de soirée pour femmes, avait déjà été présentée lors du Festimode 2008, à la cathédrale du Sacré-Cœur à Casablanca en juin dernier. Le créateur présentait cette collection sous son propre label. Il avait été fortement applaudi et les personnalités présentes étaient unanimes pour dire que le talent est là. D’ailleurs, l’Amith est décidée à soutenir le jeune homme. «Nous souhaitons révéler le créateur au monde et le faire connaître. Nous allons essayer de convaincre des entreprises à lui passer commande», assure Mohamed Tazi.Saïd Mahrouf est un Marocain résident à Amsterdam. Ayant quitté son Asilah natale avec ses parents à l’âge de 9 ans, il n’a pas pu apprendre le français. C’est donc en anglais qu’il communique le plus aisément. Depuis tout petit, il savait qu’il voulait être styliste et dessinait des dessins de mode, raconte-t-il. Il étudie donc le stylisme à la Gerrit Rietveld Art Academy dans la métropole hollandaise, avant d’aller parfaire sa formation au Pratt Institute à New York. Mahrouf profite de son séjour aux Etats-Unis pour collaborer, en tant que costume-designer, avec la Julia Mandle Performance Company.À travers ses multiples performances et installations, il s’interroge sur les interactions entre le corps humain et l’espace public. Ses oeuvres s’exposent à Amsterdam, New York, Monaco, Sydney.En 1999, il présente Basics and Panels, sa première collection de prêt-à-porter, qui lui vaut de figurer parmi les designers néerlandais de l’année, sélectionnés par le magazine amsterdamois «Items».Deux ans plus tard, le styliste présente sa première performance sur son sol natal, intitulée «Médina». Deux fois par jour, à heure fixe, des danseuses costumées de blanc transportaient des décors de murs blancs, modifiant ainsi, temporairement, l’aspect de telle place ou ruelle de la médina d’Asilah. Mahrouf est alors ravi de l’accueil que lui fait la population locale. Sa seconde expérience marocaine aura pour scène les ruines de la maison familiale.L’année dernière, Saïd Mahrouf rencontre pour la première fois les publics r’bati et casablancais dans le cadre de l’exposition Troc Art, une exposition collective réunissant, dans les Villas des Arts des deux capitales, des artistes contemporains néerlando-marocains à quelques-uns de leurs homologues locaux.Quelques mois plus tard, Mahrouf participe, avec sa première collection haute couture, à Festimode Casablanca. Sa personnalité, son profil prometteur et son talent le font désigner par les organisateurs directeur artistique de cette édition.Aujourd’hui, il est déjà en train de préparer sa deuxième collection de prêt-à-porter haute couture. Il vient souvent au Maroc, où il a trouvé un environnement propice au travail et à la réflexion. Son rêve, c’est d’ouvrir une maison de la mode à Casablanca, comme celle qu’avait ouverte Chanel à Paris, cite-t-il en exemple. Cela lui permettrait de travailler sur place et de proposer au public ses créations, avec son propre label. Il est donc à la recherche d’investisseurs, qui pourraient croire en lui et lui apporter une contribution financière pour ses projets. «J’ai besoin de travailler avec des matériaux nobles, dans un environnement propice, et avec un personnel suffisant. Cela nécessite énormément d’argent», fait-il remarquer. Si c’est Casablanca qui l’attire, c’est parce que «c’est une grande métropole, une ville internationale, où il y a un fort développement dans les domaines de l’art et du design». Très sûr de lui, le jeune styliste pense bientôt faire partie du cercle restreint des grands créateurs de mode de ce monde. «Je suis déjà connu en Hollande, à Paris et de plus en plus au Maroc», assure-t-il, confiant en l’avenir. Le travail et la reconnaissance sont ses priorités actuelles. Le mariage et les enfants… il n’y pense pas du tout pour l’instant…Nadia BELKHAYAT

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