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    Ministère-producteurs: Méthodologie de travail en gestation

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    Invités au Ministère de l'Agriculture par le nouveau titulaire du Département, les représentants des associations n'y sont pas allé de main morte pour exposer leurs problèmes. La liste est longue. Le ministre a enregistré et promet de jouer la concertation.


    Quand un ministre, de surcroît nouveau dans son département, rencontre les représen-tants des associations profes-sionnelles, il ne peut se mettre à l'abri d'une pluie de doléances. M. Habib El Malki, qui a en même temps la charge de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche Maritime, n'a pas dérogé à la règle. Lors de la réunion de prise de contact organisée le jeudi 2 avril, les différentes organisations professionnelles regroupées au sein de l'UMA (Union Marocaine de l'Agriculture) ont pendant plus de deux heures débité leurs problèmes et souhaité une réaction rapide et efficace des pouvoirs publics. Au final, aucune décision n'a été formulée. M. El Malki était en fait venu écouter. Discipline gouvernementale oblige, il se garde d'avancer tout schéma avant la déclaration du cabinet de M. Abderrahman Youssoufi devant le Parlement prévue dans les prochains jours.

    Pour autant, il a tracé une ligne de bonne conduite qui devrait désormais régir les rapports entre son département et le monde rural. Son point de départ consiste à élaborer un programme de rencontres avec chacune des associations présentes à cette réunion. Objectif affiché: explorer les pistes pour élaborer dans la concertation un véritable plan de relance du secteur. Le ministre a d'ailleurs annoncé la couleur au début de cette réunion. A son avis, «il est beaucoup plus question de méthodologie de travail qu'autre chose, puisque les problèmes du secteur sont connus de tous». Ce qui est sûr, c'est sa volonté de respecter les engagements pris par son prédécesseur dans la limite des possibilités de son département. «Le danger consiste en la perte de la crédibilité», rappelle-t-il.
    Outre une présence constante sur le terrain, il a promis la mise en place d'un cadre permanent de réflexion ouvert aux pouvoirs publics et aux professionnels pour anticiper sur les problèmes.

    Coopératives


    Quant à M. Ahmed Mansour Nejaï, président de l'UMA, il a attiré l'attention des responsables sur la situation difficile des coopératives du secteur céréalier. Mal gérées et sans lignes de crédit, certaines n'ont pas les moyens de rester dans le circuit de commercialisation des céréales. Elles ont d'ailleurs montré leurs limites durant la présente campagne de commercialisation. Le souhait de M. Nejaï: l'Etat devrait mettre la main dans la poche «pour permettre ne serait-ce qu'à 5 coopératives de leur payer leur dettes et de continuer leurs activités».

    Dans la foulée, le président de l'UMA a soulevé la question des appels d'offres relatifs à l'importa-tion de blé tendre destiné à la pro-duction de farine nationale. Légère-ment secoué par les représentants des coopératives frustrés de ne pas pouvoir enlever assez de marché, M. Abdelaï Bouzoubaâ, directeur général de l'ONICL, a été obligé de se justifier. Tout en soulignant qu'aucune plainte n'a été enregistrée sur ce sujet, il a expliqué que «le marché est toujours adjugé au moins disant». Avant d'arriver à cet échange sulfureux, les responsables d'associations ont énuméré les difficultés et attentes de leurs adhérents. Celles-ci concernent pêle-mêle les difficultés d'accès aux marchés extérieurs, l'organisation du marché des céréales pour les producteurs qui craignent la chute des prix, la compétitivité, le prix de l'eau. Pour chaque cas, des céréales à l'aviculture en passant par les agrumes, l'aviculture et la banane, l'intervention des pouvoirs publics est vivement sollicitée.
    Exemple concret, l'Etat est invité à débloquer sa participation pour le financement du plan d'action 1998-2000 portant sur le renouvellement et la plantation de 34.000 ha. L'ASPAM (Association des Producteurs d'Agrumes du Maroc) craint que les producteurs qui ont cotisé pour la moitié de l'enveloppe de 60 millions de DH ne retirent leurs billes si le dossier n'est pas activé.
    Quant à l'aviculture, elle peut déjà se frotter les mains. Comme souhaité, elle sera classée dans le secteur de la production animale dès la prochaine Loi de Finances, annonce le Dr Tber, directeur de l'Elevage.

    Alié Dior NDOUR & Mohamed CHAOUI

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