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Médecine: La progression du Sida inquiète les experts internationaux

Par L'Economiste | Edition N°:513 Le 24/05/1999 | Partager

De notre envoyée spéciale à Marrakech, Khadija MASMOUDI

· 600 spécialistes en conclave à Marrakech du 23 au 28 mai pour débattre du VIH, des leucémies et des cancers opportunistes

· Les médicaments antirétroviraux restent inaccessibles en Afrique


Alors que les traitements antirétroviraux ont montré leur efficacité dans les pays industrialisés, en Afrique le Sida reste, faute d'accès aux médicaments, la principale cause de mortalité. Devant cet état guère réjouissant, les 600 spécialistes internationaux réunis, du 23 au 28 mai, à Marrakech, à l'occasion de la 20ème conférence internationale sur le VIH, les leucémies et cancers opportunistes(1), ont bien des soucis à se faire. Surtout que le mal semble économique. "En matière de prise en charge thérapeutique, le fossé se creuse de plus en plus entre les pays développés et les pays en voie de développement", souligne le Pr Abdellah Benslimane, directeur de l'Institut Pasteur du Maroc.
Selon les dernières estimations de l'OMS, l'épidémie du Sida est responsable d'un mort sur cinq en Afrique en 1998, soit environ 2 millions de personnes. Deux tiers des personnes atteintes par le Sida à travers le monde sont d'origine africaine, alors que 80% des personnes décédées du Sida au cours de ces dix dernières années l'ont été sur le continent noir. Plus grave encore: 8 enfants sur 10 atteints par le HIV sont des Africains. Les cas de transmission mère/enfants se multiplient. Ce qui préoccupe les spécialistes. "La femme africaine reste, il est vrai vulnérable à l'infection. Dans certaines régions du continent, 30 à 40% des femmes enceintes sont HIV positif", précise le Pr Benslimane.

Si la stratégie de la polythérapie a donné aujourd'hui des résultats probants, ce n'est pas pour autant la panacée. Ses effets secondaires suscitent de vives inquiétudes chez les chercheurs. " Nous avons constaté l'apparition de complications liées à des traitements à long terme. En fait, l'on ne connaît pas la toxicité de ces médicament " affirme le Pr Souleymane Mboup, de l'Université Cheikh Diop du Sénégal.
Parmi ces effets secondaires, figure notamment l'apparition de modifications morphologiques dues à des changements de répartition des masses graisseuses. Il s'agit soit de pertes de tissus graisseux sous cutanés, soit au contraire d'augmentations importantes de sucres et de liquides. "Donc au lieu de mourir du Sida, nous avons des malades décédés d'une surcharge lipidique", souligne le Pr Mboup.

(1) Ce symposium est organisé par l'IACRLRD, Harvard AIDS Institute, l'Insitut Pasteur du Maroc, Leukemia Society of America et l'International AIDS Society.

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