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Un nouveau procédé pour régénérer les batteries usagées

Par L'Economiste | Edition N°:513 Le 24/05/1999 | Partager

· Gionatex est le nom de ce procédé inventé au Canada en 1996

· La batterie régénérée coûtera entre 250 et 300 DH


Automobilistes, désormais vous n'aurez plus de problèmes avec la batterie de votre véhicule. Un nouveau procédé pour sa régénération vient d'être mis au point au Canada. Après le Panama, le Maroc sera le second pays de commercialisation et de diffusion sur le continent africain et le Moyen-Orient.
Pour sa diffusion sur le marché marocain, les inventeurs de ce procédé ont choisi comme distributeur exclusif le propriétaire d'un petit atelier de pneumatiques sur la Route de Médiouna. Pour la petite histoire, c'est dans cet atelier que, durant le Protectorat étaient fabriquées des bombes artisanales. Mais ce n'est pas le rôle joué par le propriétaire qui a convaincu les Canadiens à prendre cette décision, ni d'ailleurs son chiffre d'affaires (moins d'un million de DH en 1998), mais le fils du résistant, M. Abdelwahab Ibnou-Zahir. Ce dernier, économiste de formation (DESS en gestion) et lauréat du cycle supérieur de commerce international, a débuté sa carrière au Centre Marocain de Promotion des Exportations puis cadre dans une banque jusqu'en 1997. A cette date, il quitte la banque pour se consacrer à l'atelier familial et exercer en même temps la fonction de consultant en commerce international et expert assermenté près les tribunaux. Quelques mois plus tard, il est contacté par les concepteurs de l'appareil Gionatex. Pour s'assurer de la viabilité du projet, M. Ibnou-Zahir effectue des études de marché aussi bien au Maroc qu'au Canada. Conclusion: le marché de la batterie est porteur. Aujourd'hui, le parc automobile marocain est composé de 1,4 million de véhicules et le nombre des batteries à régénérer annuellement est de 250.000 unités, selon les estimations de l'étude réalisée. Aussi M. Ibnou-Zahir décide-t-il de se lancer. Une ligne de crédit de 43.000 Dollars lui est octroyée par les Canadiens pour financer le projet (prospection du marché, installation de la représentation Gionatex, communication...).

"La batterie ne subit aucun changement. Tout le travail est réalisé par le biais d'un courant qui passe à une température de deux Ampères pendant 24 heures", explique M. Ibnou-Zahir. C'est tout simple, mais il fallait y penser. Le courant est destiné à liquéfier les cristaux de plomb qui se sont constitués dans la batterie et qui l'empêchent de fonctionner. Cette dernière est alors prête à l'utilisation pour trois années supplémentaires. La batterie reçoit alors la signature de Gionatex. L'appareil, qui effectue cette fonction, est un désulfateur/reconditionneur fonctionnant avec un courant régulier de 110 ou 220 Volts. Il peut être installé sur une table de travail d'une dimension de 75 cm de profondeur par 2 mètres de longueur en incluant l'espace requis pour placer les batteries à traiter. Une seule personne, à raison d'environ trois heures par jour, sera en mesure d'assurer le fonctionnement de l'appareil. Ce dernier, pouvant traiter jusqu'à 10 batteries par jour, coûte 125.000 DH.
"L'avantage de ce procédé réside dans le fait qu'il lutte contre la pollution (la batterie jetée contient du plomb, des acides et aussi du plastique), fait bénéficier le consommateur d'un prix raisonnable (entre 250 et 300 DH pour chaque opération). Autre atout, l'utilisation d'une seule batterie plusieurs fois après sa mort", argumente M. Ibnou-Zahir.


Le marché de la batterie au Maroc


Cinq fabricants locaux de batteries se disputent aujourd'hui le marché avec une capacité de production installée d'une moyenne de 500.000 unités par an. Selon les estimations de l'étude réalisée par M. Ibnou-Zahir, ces unités tournent à 50% de leurs capacités. Outre le parc automobile, elles desservent le marché des batteries à usage domestique utilisées essentiellement dans le monde rural et qui représentent 50% du marché.

Abdelaziz MEFTAH

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