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Affaires

Marrakech crée un fonds pour l’emploi

Par L'Economiste | Edition N°:2128 Le 12/10/2005 | Partager

. Microcrédit, prêts gratuits et subventions aux projets économiques . ONG, coopératives et entrepreneurs en sont les bénéficiaires PRÈS de 25 millions de DH sont mis à la disposition d’ONG, de coopératives et de jeunes entrepreneurs pour la création d’emplois dans la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. C’est le montant avec lequel débute le Fonds régional pour la promotion de l’emploi (FREPE). Cette première initiative du genre a pour objectif la création d’emplois, notamment dans les régions les plus démunies et les quartiers périurbains. Adoptée par les élus l’année dernière, la mise en place de ce programme aura nécessité six mois. Il cible principalement les jeunes et les femmes. Ce programme est financé à hauteur de 10 millions de DH par la Région et le reste est sous forme d’apports des partenaires sociaux et institutionnels de cette dernière. Il s’agit de l’ADS (Agence de développement social), le ministère du Développement social et le Pnud. En plus de sa contribution audit programme, ce dernier a offert une solution de souplesse pour domicilier le compte et accélérer les procédures. «A travers ce programme, l’idée est la promotion d’activités génératrices. Il y a deux catégories cibles: les femmes, jeunes et handicapés et les organes facilitateurs comme les associations et les coopératives», insiste Adelali Doumou, président de la région, qui ajoute que le FREPE a privilégié plutôt une approche transversale dans le but de la lutte contre la pauvreté. «Le programme apportera un soutien aux projets présentés par les communes locales, les associations, les coopératives ou encore les jeunes entrepreneurs de la région». Doumou appelle d’ailleurs ces derniers à se manifester. Un marathon de réunions va démarrer la mi-octobre auprès des différentes communes rurales et population pour leur présenter le fonds. «Nous craignons qu’il n’ait pas suffisamment de demandes pour user totalement le fonds, du moins pour la première année», indiquent les élus de la région. Sur le terrain, le Fonds devra agir comme une sorte de société de microfinance pour soutenir les projets et également assurer la mission de soutien au développement local. C’est ainsi que les axes définis par le programme concerneront des activités économiques adoptées aux spécificités locales (agriculture, élevage, artisanat, tourisme). Il comprend aussi des modules de formation professionnelle au profit des porteurs de projets et enfin le renforcement des compétences des acteurs locaux de développement. La gestion du programme pour la promotion de l’emploi est confiée à l’UGP (unité de gestion de projet), domiciliée auprès du conseil régional. Elle est chargée de la mise en place de l’étude et le financement des projets, la formation, l’appui aux partenaires et la coordination entre les différents partenaires locaux. Dans tous les cas, la Région de Marrakech-Tensift-Al Haouz veut ainsi passer du rôle passif dans lequel se sont cantonnés les élus à celui d’acteur social actif. Après avoir été le premier conseil régional à réduire son budget de fonctionnement au profit de celui des infrastructures (30% pour le premier et 70% pour le second), il met en place celui de la promotion de l’emploi. Et en toute transparence, Doumou insistera aussi, lors d’un point de presse, sur la légitimité des indemnités de transport et de restauration accordées aux élus. «Améliorer les conditions de travail des élus doit aussi être pris en compte pour une meilleure gouvernance», conclut-il.


Les axes du programme

CONCRÈTEMENT, le FREPE interviendra sur trois axes: le microcrédit avec des prêts individuels aux montants allant de 2.500 à 30.000 DH et un taux de remboursement ne dépassant pas les 16%. Ce volet sera géré par la Fondation Banque Populaire pour le microcrédit, qui a accepté ce taux d’intérêt. «Mais, les portes restent ouvertes pour tout autre organisme qui accepterait les mêmes conditions», souligne Abdelali Doumou. Une recommandation toutefois: souplesse et encore souplesse: «Demander à une femme rurale de présenter une étude de faisabilité pour son projet, c’est tout simplement lui refuser ce crédit». La deuxième intervention se fera au travers «d’avances remboursables» sans intérêt et sans frais dont les bénéficiaires seront aussi bien des ONG que des coopératives. Autres bénéficiaires, les groupements de micro-entrepreneurs. Les montants des avances seront établis par convention de financement selon la nature du projet. Troisième axe de soutien, les subventions pour des programmes de formation ou de réalisation d’infrastructures liées à la création d’activité économique, génératrice de revenus et créatrices d’emplois.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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