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Affaires

Affaire Engerix.B
Bataille d’experts sur les risques du vaccin

Par L'Economiste | Edition N°:2128 Le 12/10/2005 | Partager

. Un enfant de 2 ans paralysé après sa vaccination. Le procès oppose sa famille au laboratoire fabricantAprès plusieurs reports en raison de l’absence des experts, le procès Diouane vs le vaccin Engerix.B a enfin commencé, le 10 octobre, au tribunal de première instance de Casablanca. Rappelons qu’Achraf Diouane a été paralysé en février 2000, deux jours après sa vaccination par l’Engerix.B. La famille a porté plainte contre le laboratoire fabricant et lui réclame une indemnisation de 10 millions de DH (cf. www.leconomiste.com). Le juge a entendu la mère d’Achraf Diouane ainsi que quatre autres témoins. Le professeur Saïd Louahlia, ex-directeur de l’Institut de médecine légale Ibn Rochd, qui exerce actuellement au Canada, ne sera finalement pas entendu par la Cour. C’est la mère de la victime qui a commencé les auditions. Elle raconte au juge qu’Achraf jouissait d’une excellente santé jusqu’au jour où le médecin de l’enfant lui suggère de le vacciner pour le prémunir contre l’hépatite B. «J’ai pris l’ordonnance et je suis allée acheter le vaccin auprès d’une pharmacie. Après, j’ai emmené Achraf au dispensaire pour que l’infirmière puisse le lui administrer», se souvient la mère. Le juge appelle alors l’aide pharmacien, Mustapha Mustaquim, qui reconnaît avoir vendu le vaccin à la mère d’Achraf, sans pour autant avancer une date certaine. Le juge lui demande s’il s’est bien assuré de la date de validité du produit. «Oui, votre honneur, répond-il; de toute manière, c’est automatique. Après l’aide pharmacien, le juge appelle à la barre Abdellah Moutaïb, le médecin traitant d’Achraf, avant sa paralysie. En relatant les faits, Moutaïb reconnaîtra avoir suggéré à la mère d’Achraf de le vacciner en 1999, alors que le petit ne l’a été qu’en février 2000. «Pensez-vous que ce retard puisse avoir eu des conséquences néfastes sur la santé de la victime?» interroge le juge. «Non, je ne le crois pas. Ce vaccin peut être administré non seulement aux nourrissons, mais également aux enfants», répond Moutaïb. Le juge demande alors des explications concernant la méthode d’administration du vaccin et ses conséquences sur la victime. «Peu importe la manière d’administration. Les effets indésirables peuvent intervenir même si c’est moi-même qui administre le vaccin», explique Moutaïb. Hamid Aroub, docteur en neurologie et médecin traitant d’Achraf après sa paralysie, est entièrement acquis à la cause de la famille Diouane. C’est Aroub qui a expliqué l’expertise du professeur Louahlia en affirmant, preuves médicales à l’appui, l’existence d’une relation de cause à effet entre l’administration de l’Engerix.b et l’état actuel du petit Diouane. Après plus de deux heures de débats, le juge annonce à une salle presque vide (il ne restait plus que quelques minutes pour que le muezzin annonce la rupture du jeûne), la levée de la séance. Il fixe la prochaine audience, qui sera probablement la dernière, au 24 octobre.


Contre-argument

La défense de SmithKline Beecham Maroc et son représentant légal, Ali Sedrati, également présent à l’audience, s’appuie pour sa part sur le témoignage d’El Oauzzani Thami Makine, médecin. Selon ce dernier, rien ne prouve la responsabilité du vaccin dans cette affaire. De plus, Makine estime qu’il faut au moins deux mois après la vaccination pour que le syndrome de Guillain Barré apparaisse. Allégation à laquelle l’avocat des Diouane répond par une expertise et des études internationales prouvant l’apparition des syndromes suivant la première heure de vaccination.Naoufal BELGHAZI

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