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    Maroc-United Kingdom: Les Royaumes-partenaires

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    Il y aura évidemment un joueur de cornemuse en kilt, mais ce qui retient le plus l'attention pour la Semaine britannique qui se tiendra à la mi-mars 1995, à Casablanca, c'est le succès de l'idée Maroc auprès des entreprises britanniques.

    A deux mois de la Semaine britannique au Maroc, une cinquantaine d'entreprises s'étaient déjà inscrites pour prendre un stand ou disposer d'une représentation dans un groupement d'intérêt économique, lors de cette manifestation. Elle se déroulera à Casablanca du 13 au 18 mars 1995, au Royal Mansour. Mais à voir la liste des entreprises inscrites, la manifestation devra déborder sur les parkings aux alentours de l'hôtel...

    L'organisation de la manifestation est placée sous la responsabilité d'une entreprise privée, Cross-Border Event Co, qui a reçu pour ce faire l'appui du gouvernement britannique, de l'Ambassade et du Consulat britanniques au Maroc ainsi que du British Council.

    A l'occasion de cette manifestation, le Prince Charles, héritier de la Couronne britannique, effectuera une visite officielle au Maroc. Il participera aussi à la remise des prix du British Council qui organise un concours de projets, d'affaires ou culturels, de nature à développer les échanges maroco-britanniques. Le Prince Charles sera présent le 17 mars 1995 et il rencontrera les entrepreneurs. Sa visite, indiquent les observateurs, "montre l'intérêt que la Grande-Bretagne accorde à voir se développer les échanges avec le Royaume du Maroc".

    Dans l'exposition commerciale proprement dite figurent de très grands noms des affaires, qui ont déjà des intérêts au Maroc et qui souhaitent les développer, mais aussi d'autres grands noms qui vont découvrir le Royaume du Maroc à l'occasion de cette manifestation.

    Inversement, la manifestation est l'occasion quasi-unique pour les entreprises marocaines de trouver sur place d'éventuels partenaires, mais aussi d'utiliser les importants réseaux d'affaires internationaux qui transitent par Londres.

    La manifestation est baptisée "Kingdoms in partnership" et, pour valoriser les réseaux internationaux, une journée-conférence est prévue le mardi 14 mars 1995.

    Le thème en est "Using global networks" (que l'on peut traduire par "sachons utiliser les réseaux mondiaux). L'Economiste est coorganisateur de cette conférence aux côtés de Cross-Border Event Co. Interviendront dans cette conférence des personnalités anglaises et marocaines qui sont des références dans leur domaine d'activité ou qui ont joué un rôle déterminant dans leur environnement. Seront notamment présents: Lord Lawson, le Chancelier de l'Echiquier qui a rénové la politique économique sous Mme Thatcher, Lord Denman, représentant de British Invisibles Industry (les activités de services), Lord Selsdon, président de l'Association britannique des exportateurs, de hauts responsables de la Banque Européenne d'Investissements (BEI), de l'Union européenne...

    Le Maroc a été défini comme pays cible par la politique économique britannique, et inversement, des efforts importants ont été faits par le Maroc en direction des marchés britanniques depuis la rentrée: visites de MM. Mourad Chérif et Abderrahmane Saaïdi, respectivement ministre des Finances et des Investissements et ministre de la Privatisation chargé des entreprises d'Etat.

    Voici la liste des entreprises britanniques inscrites, en date du 20 janvier 1995:

    Bank Paribas, UBAF-United Kingdom, Guiness, National Power, United Distilery, John West, Glaxo, CEGELEC, Massey Fergusson, New Holland-Ford, Rover Cars/Land Rover-SMEA, Janismar/Trans-Global Shipping, Cadbury Beverages, Taylor Woodrow, International Distributor Center, Claridon Shipping, Identilam, Pilatus Bitten-Norman, Arab British Chamber of Commerce, Lister Petter, Zenneca, GB Airways, Smithline Beecham, Xeros-The Document Company, Coats International, John Brown Engineering, Courtaulds Clothing, Lever-Maroc, BBC Arabic Service/World Média Services, Splah Graphics, Crowhurst Technologies, Cardiff Economic Development, JCB/SMAC, Royal Doulton, SPODE, Heritage Silverware et The Middle East Association.

    Sont attendues, mais n'avaient pas encore signé leur contrat le 20 janvier 1995:

    Dartington Crystal, Jaguar et Lucas C.A.V.

    La promotion avec la logique du privé

    La politique libérale conduite par Mme Thatcher et poursuivie par M. Major a modifié les mécanismes sur lesquels s'appuie la promotion du commerce extérieur.

    Avant la libéralisation le système était similaire à celui du Maroc, mais en plus grand et plus diversifié: les organismes publics de type CMPE chargés de foires, missions..., une assurance publique à l'exportation, le réseau diplomatique et les actions ponctuelles des administrations.

    Depuis, les profits ont changé du tout au tout. Lorsqu'il s'avère nécessaire d'avoir une stratégie sur une zone, un pays ou un produit..., une "priorité politique" est annoncée par le gouvernement mais l'administration souvent s'abstient de faire le travail elle-même.

    Elle compte sur le privé pour saisir l'opportunité, à charge pour lui de trouver le moyen de rendre l'opération rentable.

    La logique de ce système est que si l'objectif politique est bon, alors il doit être validé par l'intérêt qu'y trouve le privé.

    Inversement, si l'initiative privée ne parvient pas à rendre rentable un objectif d'ordre politique, cela signifie que cet objectif n'était pas valable. S'il n'était pas valable, il ne fallait surtout pas y gaspiller l'argent de l'Etat, qui est l'argent du contribuable.

    Dans cette logique, le privé qui décide d'organiser une opération de promotion prend le risque financier et évidement conserve pour lui, soit les pertes (si l'opération est manquée), soit les gains (si l'opération est réussie).

    Le soutien public à l'action du privé se fait sous deux formes.

    Appui relationnel

    La première est la mise au service de l'opération des relations qu'ont le gouvernement et l'administration. Par exemple, le Ministre du Commerce et de l'Industrie peut intervenir auprès de grands banquiers privés, de fonctionnaires britanniques internationaux pour les inviter à "prendre en considération" les demandes ou les offres formulées par l'entreprise privée chargée de l'opération de promotion. Cet appui relationnel est, semble-t-il, le plus important des deux formes d'assistance, bien qu'il ne soit pas déterminant, puisque les institutions ou personnalités pressenties conservent leur liberté de choix.

    A ce niveau encore, c'est l'intérêt intrinsèque de l'opération projetée qui guide la décision.

    La deuxième forme d'aide consiste en une petite subvention représentant 20 à 30% des sommes mises en jeu. L'emploi de la subvention est étroitement contrôlé.

    M.C.

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