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    L'utilité de l'assurance des pertes d'exploitation

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    Pour se prémunir contre les incidences financière d'un sinistre, la couverture directe des risques n'est pas suffisante. Le maintien des charges fixes en période de baisse d'activité découlant du dommage peut altérer les résultats. L'assurance des pertes d'exploitation présente l'avantage d'y remédier tout en assurant la continuité de l'entreprise.

    Bien qu'elles disposent des couvertures contre les risques directs qui leur permettent de reconstituer à l'identique le matériel endommagé, les entreprises ne sont pas à l'abri de perturbations de leurs résultats à la suite d'un sinistre. L'objet de la couverture contre le risque d'une perte d'exploitation est de remettre l'entreprise dans la situation antérieure au dommage. La finalité consiste à garantir le revenu de l'entreprise en lui permettant de faire face à la couverture de ses frais généraux et à la baisse de son résultat du fait de la réduction de son activité consécutive au sinistre. La finalité de cette couverture rejoint le souci de compétitivité, car l'entreprise est obligée d'innover, de prendre des risques, de rivaliser d'ingéniosité devant des exigences nouvelles et toujours croissantes des consommateurs. Pour y parvenir, l'entreprise se doit d'être en bonne santé. A ce titre, l'assurance constitue un besoin vital pour sa survie et son développement, note d'emblée M. Christian BELAIR, gérant-associé de la société TEXA Expertise, organisatrice du séminaire sur l'assurance des pertes d'exploitation le lundi 16 Janvier au Royal Mansour à Casablanca. L'objectif était de vulgariser le concept de l'assurance des pertes d'exploitation auprès des assureurs, et d'intéresser les entreprises à ce produit qui demeure encore mal connu. Pourtant, toutes les grandes compagnies d'assurance casablancaises proposent ce produit depuis les années quatre-vingts. Se référant à la situation française, M. Christian BELAIR a fait remarquer que 80% des petites et moyennes entreprises frappées par un sinistre ne s'en relèvent pas. Cette catégorie de firmes semble la plus vulnérable puisqu'elle ne dispose pas de la même marge de sécurité que les grandes unités pour amortir les conséquences du sinistre. Une absence momentanée du marché peut parfois leur être fatale.

    Charges du personnel payées

    La reconstitution du potentiel de production ne s'effectue pas immédiatement après le dommage subi, et nécessite des délais plus ou moins longs pendant lesquels le chiffre d'affaires est ralenti, voire stoppé en cas d'arrêt total d'exploitation; d'où l'intérêt pour une entreprise de souscrire à l'assurance des pertes d'exploitation. En effet, certaines dépenses proportionnelles au chiffre d'affaires disparaissent dès lors que celui-ci ne pourrait plus être réalisé à la suite du sinistre (les achats de matières premières). Cependant, d'autres charges continuent à courir indépendamment de l'évolution du chiffre d'affaires; il s'agit par exemples des loyers, des impôts, des intérêts sur emprunts et des amortissements, des salaires. Dans ce dernier cas, une couverture par l'assurance des pertes d'exploitation permet à l'employeur de maintenir un climat d'apaisement dans l'entreprise indispensable en cette période de doute qui suit l'avènement du sinistre, les frais du personnel étant complètement pris en charge par l'assureur. En outre, elle prévient le tentation pour les meilleurs salariés de l'entreprise d'émigrer vers la concurrence à la recherche de possibilités de recasement.

    Par ailleurs, l'entreprise reste exposée à des dépenses additionnelles engendrées par un sinistre telles que les heures supplémentaires et la location provisoire de bâtiments et de matériel. Les conséquence financières d'un sinistre sur l'exploitation ne pouvant pas être couvertes par la garantie des risques directs, seule une assurance qui couvre les pertes d'exploitation constitue un moyen pour s'en prémunir.

    Il est à noter que, pour être éligible à l'indemnisation, la perte d'exploitation doit résulter de dommages matériels directs découlant de trois événements généralement garantis par cette couverture: il s'agit de l'incendie, de la chute de la foudre sur les biens assurés, et des explosions.

    Par ailleurs, la carence du fournisseur pourtant réputée génératrice de manque à gagner en chiffre d'affaires, n'est pas pour autant considérée comme un facteur explicatif d'une perte d'exploitation. Pour qu'elle ouvre droit à une indemnisation, la cause ayant déclenché la carence doit être elle-même assurable et subite. Ce problème s'est notamment posé à la suite de délestages que l'O.N.E. opérait l'an dernier.

    Les entreprises se sont vu opposer une fin de non-recevoir à leur demande d'indemnisation au titre du préjudice subi par leur exploitation.

    Abashi SHAMAMBA

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