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Maroc Extraction s'installe à la technopole de Nouaceur

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

La technopole de Nouaceur enregistrera au cours du mois de mai l'une de ses premières sociétés en activité. Maroc Extraction installée à l'origine à Kénitra y a transféré ses activités. Le parcours de la société.


M. Thierry Lambert, directeur général-adjoint de Maroc Extraction, ne cachait pas sa satisfaction en faisant découvrir à M. Rémi Genevey, directeur général-adjoint de Proparco, la nouvelle unité industrielle installée dans la technopole de Nouaceur(1). Normal. En six ans, cette société spécialisée dans l'extraction à la vapeur, à partir de produits végétaux, d'huiles essentielles et de biomolécules naturelles destinées aux industries aromatiques et alimentaires, a bien fait du chemin. A la mi-mai, quand l'outil de production sera totalement opérationnel, Maroc Extraction(2) figurera sur la liste des toutes premières sociétés à avoir relevé le défi d'une installation à Nouaceur.
L'histoire remonte à 1992. Naturex, une société créée la même année et disposant d'un site de production à Avignon, décide d'en faire autant au Maroc. La décision était motivée «par l'existence d'un tissu agricole intéressant et par la diversité des matières premières végétales», explique M. Lambert. Le choix s'était porté sur le Gharb, Kénitra. Les initiateurs investissent 2 millions de DH pour le matériel et l'aménagement d'un bâtiment pris en location.

Le noyau d'abricot, d'où est tiré l'essence d'amande amère entrant dans la composition aromatique de quelques produits, est acheté chez les conserveurs de la place. Corrélativement, Maroc Extraction développe sur des terres louées d'autres végétaux.
Le groupe avait connu son premier tournant en 1993. Le capital de Naturex est alors ouvert à des fonds de capital-risque. Ce fut le moment pour Proparco d'y prendre des participations. Parallèlement, l'organisme français octroie un prêt de 1,2 million de FF à Maroc Extraction pour le renforcement des fonds propres. En 1994, cette dernière procède à une première augmentation de capital (10 millions de DH actuellement). Moussahama est invitée au tour de table et prend alors 13% de la société.

Nouveau marché


Un nouveau pas est franchi en 1996. Naturex est introduite au nouveau marché de la Bourse de Paris. Au préalable, un holding financier détenant 50,1% du capital est créé. Moussahama échange ses participations dans Maroc Extraction contre 5,3% de Naturex. A ce jour, elle ne regrette certainement pas le placement dans une valeur qui tient bon sur un marché très volatil. A la séance du 15 avril, elle a été échangée à 96,5 FF, près de 157 DH, alors que son cours le plus bas de l'année est de 63 FF. Compte tenu du potentiel de croissance de l'industrie agro-alimentaire friande de compléments aromatiques d'origine naturelle qui rehaussent le goût des préparations, le groupe Naturex devrait maintenir son développement. Celui-ci est illustré par le déménagement de Kénitra vers Nouaceur.

Maroc Extraction y occupe un terrain d'un ha. A terme, l'investissement total s'élèvera à 10 millions de FF (16 MDH). Outre l'apport en fonds propres, le financement comprend un prêt Proparco de l'ordre de 6 millions de DH.
Le choix de la technopole est motivé d'abord par la proximité de l'aéroport, le produit fini étant essentiellement exporté par avion. Mieux, «une unité industrielle fonctionnelle constitue un solide argument commercial dans un secteur où les clients (des industriels avertis) font preuve d'une exigence rigoureuse en matière de qualité», fait remarquer M. Lambert.

Il est à souligner que la production est intégralement exportée vers l'Europe, les Etats-Unis et le Japon par Naturex. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe totalisait 33,8 millions de FF (près de 55 MDH) en 1996. L'unité de Nouaceur ne manquera certainement pas de séduire les clients et par-delà donner un nouveau coup de pouce à l'activité du groupe également présent dans la fabrication d'extraits naturels pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques.

Alié Dior NDOUR

(1) L'Economiste était invité à cette visite à laquelle ont également participé MM. Bernard Larfeuil, directeur de l'antenne Proparco de Casablanca et Godfroy Le Mintier, son collaborateur.
(2) Voir L'Economiste n°276 du 15 avril 1997.

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