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Impuissance: De nouveaux traitements bientôt sur le marché

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

L'impuissance se traite, la stérilité aussi. Le Vème Congrès de la Société marocaine d'Andrologie et Sexologie, prévu du 30 avril au 2 mai, doit faire le point sur les nouveaux traitements commercialisés en France, aux Etats-Unis et bientôt au Maroc.


La sexualité masculine connaît quelques revers de fortune. L'impuissance et la stérilité, deux sujets que les hommes considèrent comme humiliants. Aujourd'hui, ils osent en parler. Mais les plus courageux ne vont pas au-delà du cabinet de l'andrologue, même si le problème est d'ordre psychologique. «La plupart sont des impuissants psychologiques et refusent de l'admettre, déplore M. Smirès-Bennani andrologue à Casablanca et président de l'Association Marocaine d'Andrologie et de Sexolo-gie, comme cet homme de la campagne venu me consulter persuadé que c'est une douche froide qui l'a rendu impuissant».
Pour soigner un mal, il faut le soigner à la racine, et ne pas en rester aux conséquences. Sinon, il ne disparaîtra jamais complè-tement.

Anciennes méthodes


Des chances sont offertes à ces «impuissants» grâce à de nouveaux traitements contre les troubles de l'érection. Les anciennes méthodes telles que les injections caverneuses ou les pompes pelviennes sont supplantées par deux nouveaux traitements:
- Des mini-suppositoires endourétraux. Le produit est introduit à l'intérieur du canal urinaire avec un appareil à embout. Opération indolore. Le principe est de favoriser l'érection grâce à la prostaglandyne qui agit sur les corps caverneux et la circulation sanguine. Les hormones, inductrices de l'érection, agissent sur le désir sexuel. Mais désirer ne veut pas forcément dire avoir une érection. «Ce traitement est palliatif, pas curatif», insiste fortement M. Smirès-Bennani. Le patient l'utilise seul. Ce médicament existe en France et aux Etats-Unis: c'est le MUSE des Laboratoires Vivus.
Ces messieurs ne sont pas réellement soignés, mais dès qu'ils ont une érection, leurs problèmes «s'envolent».

- La pilule érectile: C'est un médicament qui agit sur les conséquences de la «maladie» et non pas sur ses causes, car les troubles de l'érection demeurent le plus grand mystère de la sexualité. Les scientifiques cherchent encore ce neurotransmetteur du désir, sans résultats. Cette pilule s'appelle Viagra (Laboratoires Pfizer) mais n'est pas encore commer-cialisée. Ayant très peu d'effets secondaires, elle est considérée comme un starter, un facilitateur de l'érection. Un inconvénient tout de même: le passage à l'acte doit être bien orchestré, parce que ce médicament n'agit qu'une heure après absorption.
Il sort en principe vers le mois de mai, en même temps au Maroc et aux Etats-Unis.
Ses prescriptions seront plus faciles et plus générales. «Mais une chose est sûre, si le désir n'est pas là, le Viagra ne marchera pas!», annonce M. Smirès-Bennani.
Quels sont les maux sexuels les plus fréquents des cette dernière décennie?
«Incontestablement les troubles de l'érection, talonnés par les troubles de l'éjaculation et les pannes de désir...», répond l'andrologue.

En ce qui concerne la stérilité, un centre d'aide médicale à la procréation et de congélation du sperme a ouvert ses portes en février dernier à la clinique la Source. Il a pour raison, par exemple, de permettre aux hommes atteints d'un cancer de congeler leur sperme avant de subir une chimiothérapie, car celle-ci rend stérile. L'homme conserve donc toutes ses chances de devenir père après le traitement. Un homme stérile souffrant d'une azoospermie (sperme sans spermatozoïdes) va subir une opération chirurgicale qui consiste à lui prélever des spermatozoïdes directement dans les testicules ou dans l'épididyme. Ensuite une icsie (injection d'un spermatozoïde à l'intérieur de l'ovule) est pratiquée.

Tabous en perte de vitesse


Dans le cas où elle ne réussirait pas, le nouveau centre lui évitera de se faire réopérer une seconde fois en congelant son sperme bien sûr. Cette pratique ne peut s'exercer que dans le cadre d'un couple marié, et surtout vivant.
Les voiles se lèvent, les tabous sont en perte de vitesse.
Souvent, l'homme venait seul au cabinet médical et surtout en cachette, parce qu'il se sentait diminué dans sa virilité.
Il n'osait rien dire. Les hommes désemparés, en étaient réduits à divorcer, à devenir adultères et parfois même, hélas, à se suicider.
Aujourd'hui, la sexologie entre dans les moeurs médicales, «mais pas assez», estime M. Smirès-Bennani. Il considère que seulement 10% de la population malade se fait soigner. En sachant qu'au moins une fois dans sa vie l'homme se trouve confronté à un problème d'impuissance...

Radia LAHLOU

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