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    Enquête

    Les Assises de l'Ordre National des Architectes sur fond de litige

    Par L'Economiste | Edition N°:619 Le 19/10/1999 | Partager


    · L'Ordre n'a toujours pas récupéré son siège
    · L'affaire est entre les mains de la justice
    · La profession est à la recherche d'une nouvelle virginité


    Le choix d'Asilah pour abriter les Assises nationales des conseils de l'Ordre des Architectes n'est pas fortuit. Visiblement, ils les ont préféré s'éloigner de la capitale pour mieux se concentrer sur leur métier et les challenges qui les attendent. Malgré le dépaysement, les architectes responsables des conseils national et régionaux n'ont pas oublié leur mésaventure.
    Le Conseil National de l'Ordre des Architectes n'a pas encore récupéré ses anciens locaux, toujours fermés. L'ex-président, M. Saïd El Fassi, refuse de remettre les clefs de la villa située dans l'Agdal à Rabat, siège de l'Ordre National. Il ne reconnaît ni la commission préparatoire des élections, ni le Conseil National. Une plainte a été déposée devant le Tribunal Administratif de Rabat. Pourtant, l'actuel président ne veut pas en parler. M. Mohamed Benelkhadir estime que la presse doit occulter ce dossier. D'ailleurs, c'est sur dernier que des éclairages sont attendus.
    Face à cette situation, le personnel permanent de l'Ordre et le Bureau a élu provisoirement domicile au siège de l'Ordre Régional du Nord-Ouest à Rabat. Ils sont jusqu'ici privés de toute la documentation et des archives.
    C'est sur fond de crise et de conflits ayant paralysé cette profession que l'Ordre National a tenu ses Assises à Asilah le week-end dernier. Cette rencontre est présentée comme une première. Les grandes décisions concernant la profession doivent désormais être prises dans le cadre de ces assises. Une plate-forme de travail a été soumise aux participants estimés entre 100 et 120 architectes. Elle porte notamment sur la commande publique et privée, la discipline et la déontologie, la fiscalité et les ressources financières de l'Ordre.
    Les travaux de deux jours ont été couronnés par une déclaration.
    Auparavant, les architectes ont débattu du programme d'action qui s'articule autour de la commande publique et privée, la réforme des textes, le développement des organes de l'Ordre et son action culturelle.
    En plénière comme dans les commissions, l'accent a été mis sur des mesures d'urgence. Il s'agit de la création de nouveaux conseils régionaux au Nord, au Gharb et à Chaouia-Ouardigha. Au menu également, le nouveau décret sur la passation et la gestion des marchés publics dont le contenu et l'esprit ne peuvent s'appliquer aux études d'architecture en raison de leur spécificité. Beaucoup d'architectes ont insisté sur la nécessité d'améliorer l'exercice. Contrat type, statut interministériel, code des devoirs professionnels sont autant de chantiers à ouvrir les prochaines semaines.
    Les architectes sont persuadés de la nécessité d'engager des actions visant à développer et à renforcer l'esprit de corps. Pour certains d'entre eux, ce point doit être inscrit en tête des priorités en raison de la mauvaise publicité faite autour de la profession ces derniers temps.


    La commande publique en question


    Le projet de programme d'action du Conseil National aborde la commande publique. Selon le document de travail, la distribution de celle-ci parmi les cabinets d'architectes procède du clientélisme, du monopole, des concours lancés dans des conditions douteuses, sans garanties réelles et d'un coût pour la profession supérieur aux honoraires du projet. La commande privée est également épinglée. Sa distribution sauvage obéit à une concurrence sauvage et déloyale ayant pour conséquence une baisse vertigineuse du montant des honoraires et de la qualité des prestations des cabinets.

    Mohamed CHAOUI

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