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Le Royaume-Uni sur les traces de l’Islande?

Par L'Economiste | Edition N°:2953 Le 30/01/2009 | Partager

. Tous les chiffres au rouge . La presse s’inquiète d’un scénario «à l’islandaise». Ridicule, selon Brown Le Royaume-Uni va-t-il droit à la faillite? En tous cas, la presse britannique s’inquiète de la situation économique du pays. En effet, le Financial Times y a consacré un dossier spécial où l’on pouvait lire: «le porte-parole de l’opposition sur les affaires financières a été malavisé de déclarer que la livre sterling pourrait «s’effondrer» si Gordon Brown laissait filer la dette nationale. Il est regrettable de voir des hommes politiques chevronnés pronostiquer en public la dépréciation de leur monnaie. De telles déclarations peuvent déclencher la panique, même s’il faut reconnaître que la remarque ne manque pas de pertinence. Pour dire les choses clairement, il y a comme un air de ressemblance entre le Royaume-Uni et l’Islande». A son tour, l’Evening Standard titrait «Islande-sur-Tamise», en référence à l’effondrement de l’économie islandaise, qui a reçu, fin 2008, l’assistance du FMI. «Ridicule», a répliqué Brown. Aujourd’hui les prédictions se vérifient dans les faits et l’ampleur des aides financières à déployer dans les prochaines semaines pour renflouer le système bancaire est telle que certains politiques britanniques pensent que le FMI devra intervenir pour aider le pays.Le 23 janvier dernier, le Royaume-Uni annonce ses chiffres. Le pays est officiellement en récession et plus profondément qu’attendu selon des chiffres publiés par l’Office des statistiques nationales (ONS). Le PIB s’est contracté au 4e trimestre de 1,5% par rapport au 3e, après déjà une contraction de 0,6% au 3e trimestre. Il s’agit de sa contraction la plus marquée depuis le deuxième trimestre 1980. La croissance annuelle a été de 0,7% en 2008, la plus faible depuis 1992.La population britannique au chômage a atteint les deux millions de personnes environ. Le nombre de chômeurs a augmenté de 131.000 entre septembre et novembre 2008, le nombre le plus élevé depuis septembre 1997. Ils n’incluent pas les suppressions d’emplois depuis novembre, quand le pays est entré dans une profonde récession, a rapporté la British Broadcasting Corporation (BBC).Pour le secteur bancaire, malgré les plans de sauvetage, les banques britanniques s’effrondrent, les investisseurs craignant des pertes massives à l’image de celles anticipées par RBS, et redoutant de nouvelles nationalisations. De plus, cette mesure s’accompagne d’un dispositif ouvrant la voie à l’adoption par la Banque d’Angleterre d’une politique monétaire d’«assouplissement quantitatif», consistant à abreuver l’économie de liquidités.Mais ces annonces ont été éclipsées en Bourse par la révélation par la Royal Bank of Scotland (RBS) qu’elle s’attendait à une perte annuelle monumentale (jusqu’à 31 milliards d’euros), en raison surtout de dépréciations géantes liées à l’acquisition ruineuse d’ABN Amro. Résultat, le cours de la banque a fondu des deux tiers. Et RBS a déclenché une onde de choc, faisant chuter le cours de la plupart des autres banques, dont Lloyds Banking Group. J. K.

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