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    Le Golfe et l'Asie promus par Gulf Air

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    Avec l'arrivée d'Egypt Air au Maroc, la compagnie Gulf Air (GA) vient de lancer une ligne directe Casa-Abu Dhabi sans escale au Caire. Au bout, des opportunités d'affaires et de tourisme, dans le Golfe et en Asie.


    Gulf Air exploitera la ligne Casa-Abu Dhabi avec deux vols hebdomadaires tous les mardis et samedis(trois en été) desservis par des avions de type B767-300. Trois classes sont proposées: First, Business et Economy.
    «La desserte entre Casablanca et les différentes capitales du Golfe, opérationnelle depuis juillet 1993, ne pouvait pas être assurée dans un premier temps par une ligne directe, souci de rentabilité oblige», explique M. Mohamed Lâalej, directeur général France-Bénélux, Espagne & Maroc. La compagnie a dû compléter avec une escale au Caire, compte tenu de l'importance des flux entre les deux capitales marocaine et égyptienne.
    Par la suite, la RAM et Egypt Air n'ont pas tardé à manifester leur intérêt. La ligne via le Caire desservie par la GA allait aiguiser des convoitises. Dès lors, GA s'était vue contrainte de verser des royalties à la RAM. Le montant des rede-vances s'élevait à un forfait de 500.000 Dollars pour un total de 8.000 passagers. Au- delà de cet effectif, la compagnie versait 62 Dollars pour chaque passager supplémentaire. «Pour la seule année 1996, GA a versé l'équivalent de 1,2 million de Dollars», indique M. Lâalej.

    Nouveaux produits


    Avec Egypt air, un système de quota ou bloc space, a été négocié; «GA vendait un nombre de places à Egypt Air à un tarif très étudié. Egypt Air les revendait à des prix plus élevés», ajoute M. Lâalej.
    Avec l'arrivée d'Egypt Air au Maroc, GA s'est vue privée de la
    4ème liberté sur le ciel égyptien qui générait 60% des recettes de celle-ci. Casa-Abu Dhabi est désormais assurée par une ligne directe à travers laquelle GA envisage de développer de nouveaux produits et conquérir de nouvelles destinations jusque-là difficiles à atteindre du Maroc, notamment l'Inde, l'Australie et les pays du Golfe. Au-delà des deux aéroports, la GA veut générer un trafic de continuation. Elle compte même vendre des billets du Golfe vers New York via Casablanca, la RAM se chargerait de la traversée de l'Atlantique.
    Et c'est dans ce cadre que des projets d'affaires, de coopération, d'échanges, de tourisme pourraient être lancés de et vers ces pays. GA met en place une logistique-transport pour assurer la viabilité de tels projets.
    «Dans sa nouvelle stratégie, GA compte développer davantage le trafic vers ces pays, ce qui pourrait drainer des investissements et surtout secouer le tourisme national», souligne M. Lâalej.

    L'année du service


    Sur le plan commercial, GA dispose actuellement d'une clientèle d'hommes d'affaires émiratis, marocains et asiatiques, de communauté marocaine installée dans les pays du Golfe. GA compte élargir la cible de ses passagers en jouant davantage sur le rapport qualité/prix. «Ce qui n'est pas a priori chose facile vu la concurrence grandissante des compagnies européennes», conclut M. Lâalej. Gulf Air, la deuxième compagnie des Emirats Arabes Unis après Emirates, a été créée suite à l'accord entre les EAU, Bahrein, Qatar et le Sultanat d'Oman. Prix du meilleur service passager et de celui de la meilleure distinction pour la région d'Afrique et du Moyen- Orient respectivement en 1995 et 1997, elle a enregistré en 1997 un bénéfice net de 48 millions de Dollars après une perte de près de 87 millions en 1996.
    Ce bénéfice n'est que le fruit d'une stratégie entamée ces dernières années par la compagnie, qui consiste en premier lieu en la suppression de plusieurs lignes non rentables, spécialement les lignes de prestige.
    En tout cas, la compagnie compte développer davantage ses produits "from better to best" en assurant une meilleure qualité à des prix plus compétitifs.
    1998 est décrétée "l'année du service à la clientèle" et pour cela, la compagnie qui se veut innovatrice aura certainement du travail.

    Y. M.



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