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    Le bureau à la maison

    Par L'Economiste | Edition N°:424 Le 18/01/1999 | Partager

    Va-t-on emmener nos bureaux à la maison? Un déménagement a déjà commencé, celui du travail, les affaires suivront. Les cadres, emportent les dossiers chez eux pour travailler le soir, c'est bien connu. Les attachés-case, symbole de cette catégorie professionnelle ont été inventés pour cela. Après les dossiers, ils ont emporté dans les ordinateurs portables les comptabilités, les budgets, les commentaires sur les ventes. Entre le dîner et le feuilleton, ils ont pris l'habitude de faire leur devoir à la maison. Et voilà comment le bureau a commencé à déménager.
    Retour au bureau, le vrai, le matin. Notre cadre studieux revient avec son portable, imprime son plan de trésorerie ou ses prévisions de vente. Aujourd'hui, il peut même l'envoyer par Internet, de chez lui, à tous ses collègues de travail, avec les instructions et les commentaires qui vont avec, et aller voir son client ou son banquier.
    Et voilà le travail réel, fait dans un bureau virtuel, chez soi ou même dans le train, transmis par les télécommunications, et ne nécessitant pas de présence physique dans l'entreprise. Ainsi, le travail entre dans l'entreprise, pas l'homme.
    De l'absence physique occasionnelle à l'absence physique systématique, il n'y a qu'un pas. Aux Etats-Unis, en Europe, et cela commence au Maroc, les entreprises recrutent des hommes, et encore plus des femmes, pour du «travail à domicile». Au passage, le statut de salarié est abandonné au profit de celui de prestataire de service ou de conseil.

    Quel que soit le rapport juridique et l'éloignement physique, le lien avec l'entreprise peut être très fort. Car il s'agit souvent de tâches pour lesquelles il faut un engagement intellectuel. Et voilà comment ces travailleurs d'un genre nouveau, avec des qualifications très pointues, reviennent un peu a la situation des artisans d'antan, exerçant seuls, et chez eux.
    Le changement vaut surtout pour l'entreprise qui, avec moins de travailleurs dans ses locaux, a besoin de moins d'espace; c'est une économie de frais généraux importante, quand on connaît le coût du mètre carré de bureaux dans les grandes villes qui abritent les sièges sociaux des entreprises. Sur ce point, Casablanca et Rabat se défendent bien. Le peu d'espace qui reste doit donc être aménagé en fonction de cela: les bureaux et les machines qui subsistent sont partagés, mis à la disposition de ceux qui viennent par intermittence. D'où un aménagement particulier, objet d'une étude (page 9 à 11) de ce huitième Mastering Management. Quelle architecture de bureaux, quels décors, quelle personnalisation?

    Les hommes et les femmes perdent-ils avec ces bureaux virtuels le sentiment d'appartenance. Aiment-ils partager les sièges, les bureaux, les combinés de téléphone. Ils perdent en sécurité, en petites habitudes, en petit coins ce qu'ils gagnent en liberté de gestion de leur temps, et en rapprochement avec leur famille.
    Avec les bureaux virtuels, les entreprises vont économiser sur les bureaux de l'argent qu'elles vont pouvoir investir en moyens de production. D'où un article sur les différents outils d'aide à la décision, en matière d'investissement: VAN, Scénarios... L'argent est rare et cher, et l'investissement est une chose trop sérieuse pour le laisser à l'intuition ou la conviction personnelle.

    Khalid BELYAZID


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