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Economie

La vitalité de la sous-traitance dope les exportations

Par L'Economiste | Edition N°:379 Le 16/11/1998 | Partager

Tirées par la sous-traitance, les exportations de textile résistent à la crise internationale. Elles souffrent cependant d'une excessive concentration de marchés.

Les exportations de textile ont le vent en poupe. C'est en gros le résumé du message délivré par M. Mohamed Lahlou, président de l'Amith (Association Marocaine de l'Industrie du Textile et de l'Habillement), flanqué de son état-major, dans un point de presse tenu dans la matinée du samedi.
A en juger par l'évolution de leurs ventes à l'étranger, le moral de nos textiliens est au plus haut. Au cours des huit premiers mois de 1998, les exportations ont progressé de 4%, à 9,16 milliards de DH contre 8,82 milliards pour la même période de 1997. "C'est une très bonne performance dans un contexte marqué par la crise asiatique et l'émergence de nouveaux compétiteurs en Europe centrale et dans l'ex-empire soviétique", fait remarquer M. Lahlou. La vitalité de la sous-traitance (+13%) tire les ventes du secteur à l'export. Le travail à façon représente 41% des exportations du secteur, soit 3,7 milliards de DH. Dans l'ensemble, les grandes familles de produits se sont bien comportées à l'exception du tapis (-15%) qui n'arrive toujours pas à contrer l'agressivité des pays du Sud asiatique, du tissu de coton (-16%) et du tissu velours (-15%). A noter aussi la dégringolade du fils de coton (-85%) due à la fermeture d'Icoz.
L'atomisation de destinations des exportations (99 pays au total) cache une excessive concentration de marchés. 93% des exportations sont réalisées sur neuf pays, avec une écrasante domination de la France de 65% du chiffre d'affaires. Viennent ensuite, la Grande-Bretagne (12%) et l'Allemagne (11%). Si la diversification est une préoccupation à l'Amith, "il faut aussi chercher à consolider nos positions sur les marchés traditionnels", affirme M. Abdelali Berrada, le directeur général. Mais bon nombre de spécialistes soutiennent que le vrai challenge de l'industrie textile se situe dans l'ajustement de sa structure, archi-dominée par la sous-traitance. C'est le passage obligé pour accroître sa valeur ajoutée dans le PIB. Le Maroc continue à vendre la minute de main-d'uvre faute d'avoir tiré profit de la délocalisation du textile européen. S'il peut toujours compter sur l'avantage de la proximité, de nombreux pays lui discutent celui du coût de la main. Le président de l'Amith adresse un satisfecit à la Douane, dont l'assouplissement des procédures se traduit dans le comportement des exportations. Il invite d'ailleurs tous ses pairs à régulariser au plus vite leurs comptes d'AT, "car le temps presse", le dead-line étant fixé au 31 décembre. Un nouveau vent souffle décidément dans les relations entre les textiliens et la Douane jadis leur bête noire. Sur l'épineuse question des écarts d'évaluation des soldes d'AT, un compromis a été trouvé: ce sont les évaluations des opérateurs qui feront foi s'ils apportent la preuve des mainlevées totales ou partielles qui n'apparaissent pas dans les fichiers de la Douane. De même, sur le traitement des comptes souscrits entre le 1er janvier 1997 et le 30 juin 98, le principe d'une approche globale a été retenu. La dotation de 3% de marchandises exportées concernent toutes les exportations réalisées. C'est aussi une nouveauté, la régularisation du passif d'avant le 1er janvier 1997.


Le cauchemar du samedi soir


Pour les confectionneurs, samedi devait être le grand jour de l'expédition de la marchandise à leurs partenaires européens. Mais c'est un véritable cauchemar qu'ils vivent au port de Casablanca. Le phénomène de clandestins squattant de force les camions TIR prend des proportions inquiétantes, indique le président de l'Amith, répercutant les plaintes de donneurs d'ordre en Europe. Des remorques entières ont été renvoyées, et le Maroc est classé parmi les pays à haut risques.o

Abashi SHAMAMBA

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