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Economie

Controverses sur la réglementation du marché des changes

Par L'Economiste | Edition N°:379 Le 16/11/1998 | Partager

Les points de discorde entre BAM et les cambistes sont multiples. La Banque Centrale considère que la marge de 0,6% favorise la concurrence entre les banques. Les cambistes de leur part jugent ce spread pénalisant pour les prises de positions propres des banques. De son côté, la commission de 0,2% est un obstacle au rapatriement des devises au pays et à la réalisation des profits par les institutions financières.

Analysé "par étape", le marché des changes "a évolué contrairement à ce que pensent les cambistes"(1), estiment les autorités monétaires.
Les contraintes réglementaires, souvent montrées du doigt par les banquiers, sont considérées comme le seul moyen de préserver ce marché "encore fragile".
Les principaux points de discorde entre Bank Al-Maghrib (BAM) et les banques restent liés à la réglementation. Il s'agit notamment du spread de 0,6% entre les cours acheteurs et vendeurs. Cette marge jugée trop large "permet d'élargir le champ de la concurrence entre les banques, chose qui ne peut être que bénéfique, puisque le marché en a besoin", affirment des responsables de BAM. Instituée au départ pour protéger les PME/PMI, ce spread de 0,6% "ne pénalise pas le marché, puisque les banquiers appliquent à cette catégorie de clients (PME/PMI) les taux extrêmes fixés. Les banques avancent donc de faux arguments", est-il expliqué. Les cambistes jugent, par contre, que l'ampleur de cette marge "est défavorisante pour les positions propres aux banques commerciales, notamment lorsqu'il s'agit d'opérations devises contre Dirhams sur le marché international".

Les banques exagèrent-elles?


Autre limite du marché, la commission de 0,2% appliquée à toute opération d'achat et de ventes de devises. En fait, cette commission est jugée à l'unanimité pénalisante pour les PME/PMI. Les responsables de BAM considèrent "que les banques exagèrent en ce qui concerne le déplacement du marché du Dirham, puisque les banques étrangères payent 0,2% sur les achats de dirhams contre devises ". De leur côté, les cambistes estiment "que le volume des opérations devises contre dirhams, effectué par certaines banques off-shore et internationales qui ne payent pas 0,2% privent les banques de la place d'une rentrée de devises puisqu'elles ne peuvent être compétitives". Les autorités monétaires n'excluent pas cependant une révision à la baisse (voire une élimination) de cette commission dès que les conditions de Finances Publiques le permettront.
Toujours en ce qui concerne cette commission qui soulève un doute quant à son versement effectif par certaines banques, les responsables de BAM déclarent "que certains établissements ne paient pas effectivement 0,2% pour certaines opérations. Mais il ne s'agit pas de proportions élevées qui méritent que l'Office des Changes effectue le contrôle". Les cambistes, eux, jugent que "ces opérations, même minimes, engendrent des montants considérables du fait qu'elles sont réalisées par les mêmes banques".
Par ailleurs, les contraintes qui handicapent le marché à terme sont supposées "raisonnables". Les seules contraintes qui existent à ce niveau sont les délais de couverture. Selon les autorités monétaires, "les délais sur les opérations commerciales et les opérations financières sont suffisamment longs pour la couverture des exportateurs et importateurs".
Les opérations de prêts emprunts sont, elles, plus développées avec les correspondants étrangers qu'en interbancaire. "Les banques préfèrent opérer avec les correspondants ou avec leurs filiales à l'étranger".
L'avènement de l'Euro pourrait être une nouvelle contrainte pour le marché local. En effet, le respect de 20% de fonds propres serait difficile à réaliser, puisque l'essentiel des opérations effectuées par les banques seront regroupées en une seule monnaie, l'Euro.

Yousra MAHFOUD & Khadija MASMOUDI

(1) Cf L'Economiste n° 370 du 3 novembre.

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