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    Economie

    La rocade méditerranéenne dans sa phase active

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    Le Ministère des Travaux Publics vient d'obtenir une subvention pour financer les études techniques de son projet de construction de la rocade méditerranéenne. Le coût de réalisation est de 2 milliards de DH.


    Le projet de rocade méditerranéenne entre dans sa phase active.
    Les études techniques seront bientôt lancées puisque leur financement est tout trouvé. En effet, M. Abdelaziz Méziane Belfkih, ministre des Travaux Publics, et M. Gabriel Ferran de Alfaro, ambassadeur d'Espagne à Rabat, devront signer le 31 mars prochain «le protocole d'exécution des études techniques pour la construction de la rocade méditerranéenne». Derrière cet intitulé savant se profile l'engagement du gouvernement espagnol à faire un don d'un montant de 480 millions de Pesetas, soit environ 31,5 millions de DH, destiné à couvrir les frais des études nécessaires à la réalisation de ce projet.
    Pour mener ces études, le trajet a été subdivisé en trois lots: la liaison Ras Kebdana-Al Hoceima, longue de 190 km, Al Hoceima-Tétouan sur 258 km. et un troisième lot qui devra toucher l'avant-projet de l'autoroute Tétouan-Fnideq (32 km), l'étude de la liaison Fnideq-Ksar séghir (29 km) et l'étude d'impact socio-économique de la rocade routière méditerranéenne, indique un document de l'Ambassade d'Espagne.

    Le délai d'exécution de ces études est de neuf mois. En attendant, le Ministère des TP aura à choisir trois groupements de bureaux d'étude sur les quatre présé-lectionnés. Pour être éligibles, les bureaux d'études intéressés par le projet doivent constituer un groupement en s'associant à leurs homologues espagnols.
    Le contenu exact des études techniques n'a pas encore été arrêté et des bureaux ayant soumissionné veulent être fixés sur le niveau de détails et sur les différentes phases des études.
    Il est à rappeler que le Ministère des TP envisage de construire une rocade méditerranéenne longue de 560 km devant relier Tanger à Saïdia, située à la frontière maroco-algérienne. L'idée de M. Méziane Belfkih est de construire une route côtière de première catégorie à double-voie. En fait, seuls 260 km sont à construire puisqu'une partie existe déjà. Les 300 km restants sont dans un état tel qu'il faut les réaménager.

    Le coût global de ces aménagements et de la construction du chaînon manquant est estimé à 2 milliards de DH. Afin de montrer le caractère prioritaire du projet, le Ministère des TP compte lancer simultanément, au cours de l'année prochaine, les travaux par les deux extrémités de la liaison. Il s'agit des tronçons de Tanger-Ksar Séghir (28 km) et de Saïdia-Cap de l'Eau (23 km). Le montant nécessaire à cette première opération est estimé à 200 millions de DH financé sur le budget du Ministère.
    Ce projet est considéré comme prioritaire par la coopération bilatérale dans le cadre du Programme d'Action Intégrée pour le Développement de la Région Méditerranée du Maroc ( PAIDAR-MED). Les deux gouvernements sont conscients du rôle que peut jouer ce projet dans le développement du Nord. Le Maroc l'a inscrit dans les actions d'urgence du programme de l'Agence pour la Promotion et le Développement des Provinces du Nord.

    Mohamed CHAOUI

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