×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

La relance accrochée à la locomotive publique

Par L'Economiste | Edition N°:612 Le 08/10/1999 | Partager

· Les mesures prises par le gouvernement n'ont pas encore eu les effets escomptés
· Le financement constitue le principal obstacle à la relance du secteur
· La loi sur la titrisation attend les décrets d'application

Le Salon Itmam 99 dédié au second oeuvre ouvre aujourd'hui à Casablanca sur fond d'attentisme de tout le secteur. Le gouvernement est conscient de la nécessité de relancer le bâtiment, une activité génératrice d'emplois par excellence. Il le dit et le répète dans tous les forums. Il le traduit dans la Loi de Finances, qui a consacré une enveloppe d'investissement de 480 millions de DH pour relancer le bâtiment, soit une augmentation de 25,6% par rapport au budget précédent. Cela a été complété par un dispositif d'exonération pour les promoteurs qui construisent des programmes de 3.500 logements.
Cela ne suffit pas pour relancer le bâtiment. Les professionnels commencent à douter. Ils attendent des initiatives des pouvoirs publics. Le palmarès du programme des 200.000 logements n'est guère brillant. Depuis son lancement il y a plus de quatre ans, le nombre d'appartements livrés par les OST (organismes sous tutelle) a atteint 6.762, soit 3,38% de l'ensemble du programme. Des chantiers sont en cours, d'autres à l'arrêt.
Les OST n'ont pas encore quitté la zone de turbulences. La crise est toujours là. Les dettes de certains d'entre eux sont faramineuses et l'accord conclu avec le CIH, principal partenaire financier, n'a pas donné les résultats escomptés. Bank Al-Maghrib reproche à l'établissement bancaire de ne pas respecter les règles prudentielles.
Même le projet des Zones d'Urbanisation Nouvelles (ZUN), vieux de plusieurs années, n'arrive pas à sortir définitivement des tiroirs. Il est toujours à l'étude.
Principal obstacle au développement du secteur, le financement. Les banques multiplient les formules pour accorder des crédits acquéreurs. Il en va autrement pour les crédits accordés aux entreprises pour la réalisation de leurs projets. Plusieurs entrepreneurs du bâtiment se plaignent que les banques les considèrent comme un secteur à risques.
Concernant le financement toujours, les pouvoirs publics misent beaucoup sur la loi sur la titrisation d'actifs publiée récemment au Bulletin Officiel. A rappeler que sa traduction dans les faits attend les décrets d'application. Les pouvoirs publics sont déterminés à faire aboutir ce chantier salutaire pour le secteur du bâtiment. La publication de ces décrets devra intervenir avant le lancement de la première opération de titrisation à Casablanca dont le montant ne doit pas excéder les 300 millions de DH au cours des deux premières années. La Conservation Foncière évalue à près de 14 milliards de DH les hypothèques enregistrées. L'habitat en bénéficiera en premier.
A l'évidence, les activités annexes, telles que la céramique, le sanitaire et la robinetterie reflètent la santé du bâtiment. Quand le bâtiment va, tout va.

Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc