×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    La finance «hallal» attire de plus en plus de non-musulmans

    Par L'Economiste | Edition N°:2366 Le 21/09/2006 | Partager

    . Des normes islamiques en cours de préparationLA finance islamique, conforme à la charia, est en plein essor dans le monde, grâce à l’afflux de pétro-dollars au Proche-Orient et à une demande croissante des investisseurs, musulmans ou non, affirment des experts. Ce secteur pèse aujourd’hui entre 300 et 500 milliards de dollars, selon les estimations, contre moins de 200 milliards il y a deux ans. Le nombre d’institutions proprement islamiques (banques de détail et fonds d’investissement) se compte par centaines et de plus en plus d’établissements occidentaux développent des services adaptés, comme la Deutsche Bank, UBS, Citigroup ou HSBC. «Cette industrie ne s’est jamais mieux portée», confirme Rodney Wilson, directeur d’études sur le Proche-Orient à l’université de Durham. «Il y a actuellement de gros flux d’argent vers les institutions financières islamiques et les banques conventionnelles qui offrent ce type de produits. Evidemment, cela est lié au prix élevé du pétrole et à l’argent qu’en tirent les pays du Conseil de coopération du Golfe». Les investissements dans la région sont en pleine croissance et de plus en plus de projets font l’objet d’un financement «hallal», indique-t-il, citant la construction de la Cité économique du roi saoudien Abdallah, un projet de 27 milliards de dollars au nord de Djedda. L’Asie du Sud-Est enregistre aussi une forte demande. La banque centrale de Malaisie a ainsi autorisé, la semaine dernière, les produits financiers islamiques libellés en devises étrangères. Le capitalisme en accord avec le Coran a vu le jour en Egypte au début des années 60, avec des comptes d’épargne basés sur le partage des bénéfices et non sur l’intérêt, l’Islam proscrivant la rémunération de l’argent. Le sukuk, appelé aussi obligation islamique, est très prisé actuellement. Il a une échéance fixée d’avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l’intérêt. La Koweit Finance House a par exemple annoncé, le 9 septembre, la première émission d’un sukuk en Chine, pour y financer la construction d’une centrale électrique, dont les bénéfices seront partagés entre les investisseurs. Selon le cabinet d’avocats Trowers and Hamlins, basé à Londres et très implanté dans les pays du Golfe, la valeur des sukuks émis dans la région a doublé au premier semestre 2006 sur un an, à 4,6 milliards de dollars. Tous les secteurs de la finance, même les plus complexes et les plus opaques, tentent aujourd’hui de se convertir. L’Association internationale des dérivés et des swaps vient de passer un accord avec le Marché international de la finance islamique (IIFM), un important organe de promotion basé à Bahreïn, pour définir des normes «hallal». Le premier fonds spéculatif islamique, Algo Al-Qayyim Fund, a aussi été approuvé en février sur l’île de Jersey. Le marché immobilier européen, selon une étude de la London South Bank University parue l’an dernier, est pour l’heure le terrain de jeu préféré des fonds islamiques, auxquels la charia interdit d’investir dans les armes, l’alcool, le jeu ou la pornographie.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc