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La CGEM reconduit son président et ajuste ses statuts

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Assemblée ordinaire pour élire le président, suivie d'une assemblée extraordinaire pour apporter quelques modifications aux statuts, la CGEM ne perd pas son temps. Candidat unique,
M. Lahjouji a été reconduit sans surprise.


Candidat unique à sa propre succession, M. Abderrahim Lahjouji a été reconduit à la tête de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) par 421 voix. La CGEM compte 1.695 voix mais seulement 848 étaient présents ou représentés lors de l'assemblée générale ordinaire du jeudi 3 juillet 1997, selon le comptage qui a été effectué à 10 heures. Ainsi, 24,8% des adhérents ont voté pour M. Lahjouji. Les urnes comptaient également 31 bulletins nuls et 12 blancs. Il n'empêche que M. Lahjouji aura encore trois ans à gérer cette Confédération dont il a présenté les réalisations dans son rapport moral.
Le président a tenu à montrer à ses électeurs que la CGEM n'a pas chômé durant son mandat. Il en a donné plusieurs preuves.
Sur le plan interne, c'est sous son mandat, souligne-t-il, que le patronat a signé le Gentlemen's Agreement qui est «une affaire de moyen terme et concerne tout le monde», et qui s'impose également à l'Administration. Il y a eu aussi la loi sur la société anonyme dont il ne cache pas la sévérité.
Du discours de M. Lahjouji il ressort que les négociations avec le gouvernement n'ont pas toujours été faciles à mener. Plusieurs fois, les représentants de la Confédération ont été au bord du désespoir, a-t-il indiqué, précisant que cela n'a jamais été une raison pour abandonner, au contraire. Les nouvelles dispositions concernant la réévaluation des bilans en donne une illustration.

Ambiance

Les discussions ont été dures comme elles le sont quand elles arrivent au nerf de la guerre, c'est-à-dire la fiscalité. La réévaluation des bilans augmente la richesse de l'entreprise, et l'Etat doit avoir sa part. La CGEM a dû batailler dur, a souligné M. Hassan Alami dans son intervention détaillée, pour obtenir que le tiers seulement du surplus soit soumis à l'impôt, en concédant toutefois que les deux tiers restants soient investis sur trois ans. Ce n'est pas fini, le gouvernement voulait être certain que les entreprises n'attendraient pas la troisième année pour réaliser les investissements.
M. Bouchaïb Benhamida a, quant à lui, présenté le rapport financier dont les comptes ont été certifiés par un commissaire aux comptes, l'expert-comptable M. Tijani Zahiri, d'ailleurs reconduit dans sa charge. Il a fait son rapport en précisant qu'il n'a pas vu les pièces justificatives concernant les dépenses des Unions régionales (2,7 millions de Dirhams) qui sont pourtant incluses dans les comptes de la CGEM.

Le rapport du commissaire aux comptes laisse apparaître un excédent de 1,8 million de Dirhams et fait état de cotisations exceptionnelles dont le montant est de 3,5 millions de Dirhams. M. Lahjouji a tenu à préciser que ces cotisations de soutien, qui ne sont pas de nature permanente, ont été d'un grand secours, car sans elles les comptes auraient été déficitaires.
Transparence oblige, les urnes qui ont été utilisées pour le scrutin de la CGEM étaient en verre. A la fin de l'opération, une table a été aménagée au fond de la salle pour le comptage des voix. Transparence encore. M. Abdelhaq Laraki, membre du Conseil National du Patronat (CNP) et président de l'Association des Importateurs de Véhicules Automobiles Montés (AIVAM), avaient tout préparé lorsque M. Mohamed Abdelkader Belarbi, ex-DG de la Somaca et président de la Commission Sociale et de la Formation, a décidé de faire le dépouillement ailleurs. Les deux urnes transparentes ont alors été transportées dans un bureau où l'opération s'est déroulée loin des regards.

Hakim ARIF

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