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Entreprises

Citibank Maghreb porte son capital à 200 MDH

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Citibank Maghreb grandit discrètement. Nouvelle augmentation de capital, mise en place d'un service électronique: elle est décidée à élargir sa place dans le système financier.


LE capital de Citibank Maghreb vient d'être porté à 200 MDH contre 100 millions aupara-vant. La décision a été entérinée par le Conseil d'Administration réuni la semaine dernière. La banque envisage de procéder à une nouvelle augmentation de 100 MDH avant la fin de l'année, déclare M. Réza Ghaffari, le directeur général.
Rangée dans le groupe des petites banques, cet établissement financier ne cache pas ses ambitions. Pour les réaliser, «nous avons besoins de plus de vitesse, donc de plus de moyens», souligne M. Ghaffari. L'apport d'argent frais avait été annoncé en juillet 1996 par le directeur général qui venait de prendre ses fonctions.
Depuis, M. Ghaffari a impulsé une nouvelle dynamique à l'établissement tout en renforçant l'option de banque d'entreprises. Citibank a ainsi achevé la réalisation de son projet de mise en place de services électroniques pour cette clientèle qui peut désormais, par télétransmission, réaliser un certain nombre d'opérations telles que le paiement électronique et les consultations de compte à temps réel et des opérations avec l'étranger. Avantage de ce système: «la réduction des coûts de traitement pour les deux parties, l'économie de temps de travail et une plus grande sécurisation des opérations», souligne M. Ghaffari, précisant que 32 entreprises utilisent actuellement ce service électronique.

L'ambition de Citibank se traduit également par une intense activité sur le marché secondaire des Bons du Trésor. Avant même d'être choisie comme IVT (intermédiaire en valeurs du Trésor), cette banque, seul établissement étranger à être désigné pour animer ce comparti-ment du marché monétaire,avait commencé à coter des Bons du Trésor. Elle revendique actuel-lement 20% des flux. Elle se montre également très active sur le marché des changes qui a procuré près de 10% des revenus de la banque en 1996. Ceci n'est d'ailleurs pas une surprise en raison de son expérience internationale. Citibank Maghreb fut d'ailleurs le premier organisme de la place à avoir anticipé la mise en place de ce marché avec l'organisation de «bourse game» destinée à préparer les éventuels intervenants au nouvel environ-nement financier.

Portefeuille sain


Les responsables ne dévoilent pas tous leurs projets pour ce qui concerne l'activité courante de la banque. Il est cependant indiqué que des dossiers de grandes entreprises relatifs à des emprunts locaux ou internationaux sont en cours. Il est à rappeler que Citibank avait conseillé l'ONA lors de son emprunt international.
M. Ghaffari souligne par ailleurs que Citibank a été invitée à effectuer des présentations pour des projets de grandes envergures, notamment les concessions. Il estime que cette nouvelle démarche requiert «beau-coup de préparation au niveau du système légal pour éviter les lenteurs», allusion aux longues négociations relatives au projet de Jorf Lasfar.
En attendant une plus grande implication dans le financement des infrastructures, la multinationale s'attelle à consolider ses positions sur le marché domestique. Déjà, au terme du premier semestre, le total bilan a atteint 1,5 milliard de DH contre 700 millions à fin 1996. A cette période, les dépôts avaient atteint 500 MDH au lieu de 410 MDH en 1995. Quant aux crédits, ils s'élevaient à environ 343 MDH au lieu de 293 une année plus tôt.

Pour l'exercice 1996, le résultat net a totalisé 9 MDH, en recul de 22% par rapport à l'année précédente. En revanche, les revenus bruts se sont élevés à 72 MDH au lieu de 65,6 millions pour l'année précédente. La baisse du résultat est expliquée par une provision de 6 MDH. Ce provisionnement ressort d'une démarche prudente consistant à être en conformité avec les règles prudentielles. Le DG de Citibank Maghreb explique que son portefeuille est très sain, les créances douteuses ne représentant que 6% du montant total.
La récente augmentation de capital et celle prévue lui permettront de réaliser les investissements nécessaires pour grignoter des parts de marché. Pour l'heure, il n'est pas question d'ouvrir des agences mais «si la nécessite s'impose, nous allons le faire», souligne M. Ghaffari.

Alié Dior NDOUR

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