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Maghrebail: L'OPV fortement sursouscrite

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Le marché boursier a soif de papiers neufs. Les différentes introductions en bourse et les émissions d'emprunts ont été très bien appréciées par les investisseurs. L'OPV de Maghrébail n'a pas dérogé à la règle. Les 205.064 actions mises en vente au titre de l'augmentation de capital ont été raflées comme des petits pains. La première tranche des 102.532 actions réservées aux personnes physiques et morales non institutionnelles auraient été souscrites 23 fois, soit un volume impressionnant d'environ 943 MDH. Quant à la seconde tranche (102.532 actions) destinée aux investisseurs institutionnels, elle aurait été souscrite 13 fois, soit un volume de 533 MDH. A l'heure où nous mettions sous presses, les résultats définitifs n'étaient pas encore publiés. Mais tout laisse à penser que le minimum de 30 actions ne sera pas servi plus particulièrement pour la première tranche.
Après les émissions de BSF de Eqdom et l'emprunt du CIH, nombre d'analystes ne s'attendaient pas à un rush de cette envergure. La constitution d'un syndicat de placement fermé n'a pas été un handicap. BCP, BCM et BMCE, les trois banques qui ont accompagné Casablanca Finance Intermédiation et Attijari Intermédiation pour la première tranche, disposent d'un réseau très étendu leur permettant de ratisser très large. Les deux sociétés de bourse seules responsables de la seconde bénéficient pour leur part d'une solide expertise.

Outre l'appétit du marché, le travail du syndicat de placement a été facilité par les bonnes dispositions affichées par Magrebail. Cette société revendique la première place du marché du leasing. Entre 1990 et 1996, elle a affiché un taux de croissance moyen de 16% pour ses réalisations, révèle Casablanca Finance Intermédiation dans l'étude consacrée à la société. Pour les exercices 1997 et 1998, les réalisations devront respectivement atteindre 660 et 880 MDH. Ajoutées à l'encours net, ces réalisations devraient permettre de dégager des redevances locatives de 605 MDH pour l'année en cours et 686 millions en 1998, soit une hausse respective de 24 et 13%. Pour ces deux années, les résultats estimés atteindront 27 et 31 MDH et les fonds propres passeront de 272 à 290 MDH. L'achat de Maghrébail était recommandé par l'essentiel des sociétés de bourse de la place.

Alié Dior NDOUR

La réaction des salariés


«Cela veut dire que nous sommes très performants». «J'aurai plus le sentiment d'appartenir à la boîte». «Il va falloir encore mieux travailler». Ce sont quelques-unes des réactions des salariés de Maghrebail qui visitaient la Bourse de Casablanca le jeudi 19 juin 1997.
Une quarantaine d'employés de Maghrebail, soit presque tous, ont visité la Bourse de Casablanca une dizaine de jours avant l'ouverture de l'offre publique de vente, à l'occasion de l'augmentation de capital de leur entreprise. 1% du capital final leur est réservée. Pour beaucoup, mais pas pour tous, ce sera la première fois qu'ils détiendront des actions cotées. Pas pour tous car, les privatisations aidant, une partie d'entre eux ont déjà acheté puis vendu ou conservé des titres, et pas seulement les cadres de la société. Ils connaissent donc la Bourse de l'extérieur et en parlent en connaisseurs. Mais c'était évidemment la première fois qu'ils visitaient les locaux de la Bourse.

Ils n'ont pas été très impressionnés par la salle de cotations électroniques: les gros ordinateurs dans leurs boxes individuels, un par société de bourse, ne sont pas aussi «folkloriques» que les films de corbeilles où les agents se bousculent, crient et se font des signes cabalistiques. Les ordinateurs ont écarté la mythologie. Déçus? «Non, c'est comme ça maintenant». L'entrée en bourse est une superbe opération de motivation à l'intérieur de l'entreprise. Le sentiment général des employés de Maghrebail est celui de la fierté. «On ne nous aurait pas accepté en bourse si nous n'étions pas une bonne entreprise, performante», explique une secrétaire. Mlle Bekkali, responsable de la Communication, laisse de côté ses fonctions de dialogue vers l'extérieur pour décrire comment elle est concernée par l'entrée en bourse et la possibilité qui lui est donnée d'acquérir des actions: «Bien sûr, à Maghrebail on se sent déjà très impliqué parce qu'on n'est pas nombreux, jusqu'à maintenant nos résultats nous les avons avec la prime de bilan, mais nous finissons par les ressentir comme une rémunération, alors que les dividendes c'est vraiment autre chose, c'est plus à nous, nous verrons davantage notre travail». Et elle ajoute: «Maghrebail pourra se développer sans que nous nous sentions moins impliqués que maintenant».

Nadia SALAH



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