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L’euro fort complique la sortie de crise

Par L'Economiste | Edition N°:3131 Le 19/10/2009 | Partager

. Les ministres des Finances en conclave aujourd’hui. Le mouvement de dépréciation du dollar va se poursuivreLes ministres des Finances de la zone euro débattront aujourd’hui lundi, à Bruxelles, du niveau de l’euro, jugé de plus en plus préoccupant par rapport à ses principales devises concurrentes. En effet, depuis début mars, la monnaie unique n’a cessé de s’apprécier vis-à-vis de ses homologues américaine et chinoise. «A près de 1,50 dollar, son niveau le plus haut depuis quatorze mois, l’euro pénalise l’économie européenne qui est en pleine phase de reprise», note Eric Vergnaud, économiste à BNP Paribas cité par la presse française. Même si les exportations de l’UE sont davantage portées par la vigueur de la demande mondiale que par le niveau de sa monnaie, la montée en puissance d’une monnaie en période de redémarrage laborieux de l’activité ne peut que compliquer et retarder le rebond. Sans compter le risque de «volatilité» des monnaies, contre lequel le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean Claude Trichet, a mis en garde la semaine dernière. Ainsi, «les ministres de la zone euro devraient moins parler de la force de l’euro que de la faiblesse du dollar et du yuan chinois», selon une source européenne. Car l’appréciation de l’euro (il a gagné près de 17% depuis début mars) n’est que la résultante de la faiblesse de ces deux autres devises majeures de l’économie mondiale. Le dollar s’est affaibli ces derniers mois pour trois raisons: la fin de son statut de «monnaie refuge» à mesure que la récession s’est estompée, des fondamentaux pénalisants dont un déficit public qui a été multiplié par cinq en deux ans et l’effondrement des taux d’intérêt à court terme. La plupart des économistes pensent que le mouvement de dépréciation du dollar va se poursuivre aux alentours de 1,55 dollar d’ici la fin de l’année avant de se redresser l’an prochain, au gré de la reprise économique aux Etats-Unis prévue pour être plus rapide et plus vigoureuse qu’en Europe (…). L’autre clef de la force de l’euro réside dans la monnaie chinoise, les ministres européens des Finances et la Commission européenne en sont convaincus. «L’important est de créer les conditions d’une croissance plus soutenable dans le monde», est-il expliqué dans l’entourage du commissaire en charge des Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.F . Z . T.

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