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    Inscriptions: Les écoles privées prédisent un cru exceptionnel

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Selon les cas, la hausse varierait entre 20 et 30%. Un allié inattendu: le refus de visa d’études à l’étrangerLa rentrée scolaire pour les écoles privées se déroule dans une conjoncture on ne peut plus favorable. La tendance générale est une hausse sensible des inscriptions qui peut atteindre jusqu’à 30% dans certains cas. Chez les professionnels, le lien est vite établi avec l’augmentation du nombre des bacheliers qui a dépassé cette année la barre des 100.000. Le secteur privé a été le premier à profiter de cette situation étant donné la capacité d’accueil limitée des établissements publics. Pour certaines écoles qui ont pignon sur rue, cette embellie a été ressentie bien avant le départ en vacances puisqu’elles ont enregistré un engouement peu habituel en cette période de l’année. «Au-delà du nombre des inscrits, c’est l’augmentation des inscriptions précoces qui constitue la nouveauté de cette rentrée», souligne Abderrahmane Lahlou, président du groupe Segepec. Stratégiques, ces inscriptions constituent un enjeu pour les écoles qui y voient un signe de bonne santé et surtout un indicateur permettant une meilleure visibilité. La preuve, seules les écoles qui sont assurées d’un minimum d’inscriptions juste après la fin de l’année scolaire peuvent s’offrir le luxe d’investir dans l’agrandissement des infrastructures ou l’achat de matériel. Un autre facteur qui a également joué en faveur de l’accroissement du nombre des inscrits est le refus d’un grand nombre de demandes de visa d’études à l’étranger, notamment en France. «La plupart de ceux qui n’ont pas pu partir en France ne vont pas s’orienter vers l’université puisqu’ils ont les moyens de se payer une école privée», précise Azzedine Bennani, président du groupe Reso Education (ESIG).Mais est-ce que le secteur privé est en mesure de répondre adéquatement à cet accroissement des besoins? Certes, le marché a depuis longtemps reconnu la formation privée, mais la qualité ne se vérifie pas toujours. La multiplication d’écoles n’ayant pas les ressources humaines et matérielles requises porte un coup à la qualité de la formation au point de susciter des inquiétudes chez les groupes structurées. Certains vont même jusqu’à réclamer l’intervention de la tutelle pour assainir le marché. «J’aurais souhaité que le ministère joue un rôle de régulateur», déclare Abderrahmane Lahlou. Cela revient, selon lui, à établir une carte de l’enseignement supérieur privé qui donne des indications sur les besoins par région et par secteur. La priorité étant de décongestionner l’axe Casa-Rabat sur lequel se concentrent 90% de l’offre. La diversification des filières est également une voie dans laquelle les écoles sont appelées à s’engager. Pour l’instant, ces dernières se contentent de proposer massivement des formations dans le management et l’informatique. Des disciplines telles que l’expertise-comptable et la finance montent très rapidement en puissance. «L’attrait classique pour des disciplines comme le management ou la gestion ne se dément pas. Mais de nouvelles disciplines commencent à susciter un engouement, c’est le cas de l’expertise comptable», affirme le président du groupe Segepec. Les techniques de vente intéressent également beaucoup de candidats suite à l’explosion des métiers liés aux services. A côté de ces grandes tendances, certaines filières percent plus timidement. Il s’agit des métiers du droit, de la logistique, de la communication ainsi que la gestion des ressources humaines. Le positionnement dans des niches à forte employabilité n’étant plus l’apanage des écoles privées, celles-ci se trouvent aujourd’hui fortement concurrencées par l’université. Officiellement, les opérateurs s’accommodent parfaitement de cette situation en mettant l’accent sur l’émulation qui conduirait à l’amélioration générale de la qualité de l’enseignement. Officieusement, ils vivent mal le fait que les universités viennent chasser sur leur terrain. Certains ne mâchent pas leur mot en invoquant l’inéquité dans le traitement réservé aux écoles de la part des pouvoirs publics. Ils ne comprennent pas pourquoi le ministère de tutelle ne les assiste pas comme il le fait pour les établissements publics ne serait-ce que par rapport aux avantages accordés aux étudiants.


    Pari sur les métiers de l’offshoring

    Censé contribuer à hauteur de 20% à l’effort de formation d’après la charte d’Education et de Formation, le secteur privé commence déjà à adapter sa formation au plan Emergence. Il s’agit pour nombre d’écoles, en tout cas les grands groupes, d’accompagner la politique de l’Etat en matière de qualification des ressources humaines. Selon les spécialités enseignées, un intérêt est affiché pour la formation d’ingénieurs en logiciels et les ingénieurs réseaux et système. Les opérateurs de service clientèle et les comptables et employés de back-office bancaire sont également de la partie. Certaines écoles ont déjà anticipé le plan Emergence en mettant en place des formations qui répondent aux besoins d’investisseurs.Morad EL KHEZZARI

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