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Supplément télécommunications

Terminaux GSM: Le marché informel maintient son avance sur le prix
Par L'Economiste | Edition N°:531 Le 17/06/1999 | Partager

· 1.000 DH d'écart entre Derb Ghallef et le circuit organisé

· Bataille entre trois marques leaders et plusieurs challengers

· L'ouverture du deuxième réseau va doper les ventes


Le marché des terminaux portables est promis à un bel avenir. C'est du moins le constat des distributeurs agréés, voire ceux du célèbre marché de Derb Ghallef à Casablanca. Tous les espoirs sont en effet permis avec l'adjudication d'une seconde licence GSM prévue cet été. Si actuellement seules 120.000 lignes sont activées, d'ici l'an 2002 les professionnels estiment que les utilisateurs du téléphone mobile dépasseraient la barre d'un million et demi. Moena, le distributeur d'Ericsson, prévoit pour le second semestre de doubler le volume de ventes réalisées à la même période l'an dernier (6.000 unités), confie M. Larbi Benjelloun, son président-délégué.
Le même optimisme sur le potentiel du marché des combinés se vérifie auprès du distributeur de Motorola, Regma, filiale de Cofimag. Les perspectives de croissance du marché ont amené le groupe à redistribuer les tâches entre ses filiales. "L'activité de vente des routeurs Motorola "DataCom", qui relevait auparavant de Regma, a été confiée à une autre filiale du groupe (Gemadec). L'objectif est de permettre à Regma de se concentrer sur la carte GSM", explique M. Boubker El Alamy, directeur général de la société.
Sur le marché, l'affrontement se réduit essentiellement à une bataille entre trois grandes marques: Ericsson, Nokia et Motorola, qui revient en force sur le créneau haut de gamme. Suivent loin derrière beaucoup de challengers: Philips, Alcatel, Siemens, Sony et plusieurs fabricants asiatiques. Les deux larrons scandinaves, Ericsson et Nokia, jouissent en effet d'une très forte notoriété, conséquence du choix stratégique opéré par ces groupes qui avaient parié, bien avant la concurrence, sur le développement du téléphone portable.

Comme dans l'habillement, le téléphone portable est très sensible au phénomène de mode. La durée de vie d'un portable est estimée à un an et demi, maximum deux ans. Du coup, les fabricants ont déplacé la bataille sur le rythme de renouvellement de la gamme, en greffant de nouvelles fonctionnalités à chaque nouveau modèle. La course à la gadgétisation est à son comble.
La hantise des distributeurs agréés est de contrer le circuit informel très agressif, en dépit de la baisse des droits de douane sur le matériel. Derb Ghallef à Casablanca, véritable plaquetournante du marché parallèle, se veut "branché". L'offre des terminaux GSM y est diversifiée et les modèles les plus récents ornent les rayons. "Un nouveau produit lancé par Ericsson, Nokia ou Motorola est disponible une semaine après chez nous", se vante un vendeur qui a préféré garder l'anonymat. La preuve, le dernier combiné lancé récemment par Motorola et qui pèse 83 grammes, est vendu au prix de 8.500 DH.
Le même combiné coûte près de 9.000 DH hors taxes auprès des vendeurs agrées. "Sur le marché parallèle, les prix sont bradés. Il arrive que le combiné soit vendu 30% en dessous du prix d'achat", constate sur un ton amer M. Benjelloun. Même côté service après vente, la contrebande ne manque pas d'imagination: "Je recours aux techniciens des distributeurs officiels et leurs revendeurs pour faire réparer les combinés de mes clients", souligne un autre commerçant. Et la facture? Pas de problème, la recette est toute simple, ajoute-t-il. "Avec une commission de 10% sur le prix de vente du téléphone, on peut faire faire une facture auprès d'un revendeur agréé".


Petits prix contre service


Les distributeurs organisés des grandes marques du téléphone portable insistent tous sur l'argument du service pour contrer la concurrence de Derb Ghallef. Ils mettent en avant la garantie qui peut s'étendre sur deux ans et au-delà même du Maroc, la réparation en cas de problème technique et surtout le conseil. Certains vont même jusqu'à prédire que les jours du marché de la contrebande sont comptés. Une fois l'opérateur de la seconde licence opérationnel, la formule de package sera lancée en partenariat avec les distributeurs. Le combiné subventionné par l'opérateur fera ainsi partie intégrante de l'offre. Du coup, espèrent-ils, l'argument du prix qui attire le public dans le marché parallèle sera laminé. Ce n'est pas sûr, car les marchands du circuit parallèle ont plus d'une recette dans leur poche. En commençant par de très nombreux produits d'appel étalés sur leurs rayons. Les vitrines du high-tech (terminaux mobiles et fixes, paraboles) du célèbre souk casablancais cohabitent avec une diversité de produits allant de l'électroménager aux costumes en passant par les chaussures. Ici, on attend de pied ferme le deuxième opérateur avec ses packages.
R. J.

Rachid JANKARI

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