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    Politique

    OCI: Les pays islamiques veulent s'impliquer davantage dans la paix
    Par L'Economiste | Edition N°:538 Le 28/06/1999 | Partager

    · Mohamed Benaïssa représente le Maroc
    · Kosovo, embargo sur l'Iraq, processus de paix au Proche-Orient, parmi les points qui animeront les débats
    · Des commissions se pencheront sur des questions à caractère économique et culturel


    Les travaux de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) ont commencé hier lundi à Ouagadougou (Burkina Faso). Plus de 600 délégués se sont rendus à Ouagadougou représentant une cinquantaine d'Etats. Pendant les cinq jours de réunions, les ministres débattront du thème de "la paix et le partenariat pour le développement".
    C'est l'occasion pour les pays membres de discuter et d'apporter leur contribution pour assurer une paix durable à travers le monde. "Car il s'agit d'un facteur de tout développement», a déclaré M. Youssouf Ouédraogo, ministre burkinabé des Affaires Etrangères.
    M. Azzeddine Laraki, secrétaire général de cette organisation a indiqué que la réunion des ministres des Affaires Etrangères des pays membres intervient dans une conjoncture difficile.
    A la tête d'une délégation du secrétariat de l'OCI, M. Laraki a souligné que cette réunion se tient au moment où le monde islamique connaît des événements graves, notamment au Kosovo et au Cachemire et où le processus de paix au Moyen-Orient est en panne, en raison des derniers raids israéliens contre le Liban et de la non-constitution du gouvernement israélien. L'objectif à travers cette rencontre est de débattre de toutes ces question et pouvoir les traiter "avec sérieux et transparence en vue de leur trouver des solutions en toute objectivité", a affirmé M. Laraki à son arrivé à Ouagadougou.
    A peine de retour d'Espagne (voir ci-dessous), M. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, s'est également déplacé à Ougadougou pour participer à la réunion de l'OCI.
    Pour les ministres des Affaires Etrangères présents, c'est le moment de préparer la Oumma Islamique à faire face aux défis du 3ème millénaire. Quatre commissions devront être constituées pour traiter respectivement des sujets politiques, économiques, sociaux et culturels.
    Rappelons que l'OCI, basée à Djeddah, regroupe 55 membres dont l'autorité palestinienne. Les représentants des membres de l'OCI avaient annoncé le 17 juin à Téhéran la création d'une union interparlementaire pour promouvoir la coopération entre les assemblées des Etats membres. L'Iran est le président en exercice de l'OCI. 26 pays africains font partie de cette organisation créée il y a 30 ans à Rabat.
    Le Burkina Faso est le deuxième pays africain à organiser une telle rencontre, après la Guinée en 1996. Le pays renoue ainsi avec les grands sommets qu'il a réussi à tenir par le passé, après une période de tensions socio-politiques depuis décembre dernier. La rencontre va coûter deux milliards de FCFA (près de 32 millions de DH) essentiellement financés par l'Arabie Saoudite, la Libye, la Malaisie, la Turquie et le Koweit.
    A noter enfin que le Burkina Faso risque de connaître des grèves pendant la période de la Conférence (mardi 29 et mercredi 30 juin). les travailleurs des secteurs de l'électricité et de l'agriculture menés par la communauté chrétienne pourraient influer négativement sur le déroulement des travaux de cette réunion.

    Hicham RAIQ (MAP & AFP)

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