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Affaires

General Tire
L’indemnisation des salariés compromise?

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. La succession suite au décès de Aït M’zal, acquéreur, complique la situation . Les cadres de GTM dénoncent l’opacité et l’attentisme qui entourent cette affaire «Une affaire maudite!» C’est en ces termes que, désabusés, les ex-cadres de General Tire qualifient le triste sort de leur entreprise. Surtout que le repreneur de l’usine, Hadj Aït M’zal, vient de décéder. Un décès que disent regretter les anciens cadres et ouvriers de General Tire, d’autant plus qu’il pourra servir «d’alibi pour faire traîner encore plus les procédures d’indemnisation du personnel de l’entreprise et renvoyer aux calendes grecques l’exécution d’un cahier des charges, la reprise de l’activité et le redéploiement du personnel». A coup sûr, la liquidation de la succession en faveur des héritiers Aït M’zal risque de prendre plusieurs mois. Pour rappel, la famille Aït M’zal (connue dans le transport routier et actionnaire dans Société Générale) avait acquis en décembre 2006 l’usine (ex-filiale du géant allemand du pneumatique, Continental) suite à une cession judiciaire du tribunal de commerce. Montant de l’acquisition: 150 millions de DH. Ce qui a donné beaucoup d’espoir aux quelque 700 ouvriers et cadres de l’usine, en attente depuis 2001 (date de fermeture) d’une indemnisation. Sauf que des rumeurs insistantes font écho d’une éventuelle cession de l’usine General Tire quelques semaines avant le décès de Aït M’zal au prix de… 400 millions de DH. Chose que dément catégoriquement le syndic de General Tire. Contacté par L’Economiste, Ahmed Khordal, le syndic de liquidation, a confirmé que l’usine reste encore à ce jour propriété de la société Deveco-Souss, propriété des Aït M’zal. Reste que comme le veut le cahier des charges de la cession de GTM et l’article 604 du code de commerce, l’acquéreur (Deveco Souss) s’était engagé à reprendre 226 salariés de la défunte General Tire et de les redéployer dans le même projet industriel (pneumatiques) et avec les mêmes conditions de leur ancien employeur. Le reste des employés devra être indemnisé en fonction des jugements exprimés en leur faveur. La dernière audience remonte au 6 juillet dernier, laquelle a été reportée au 14 septembre puis après reportée au 16 novembre prochain. Pour dénoncer ces reports récurrents et les retards pris dans l’indemnisation, plusieurs cadres ont observé un sit-in de protestation le jeudi 1er octobre devant le tribunal de commerce de Casablanca et ce, en présence des forces de l’ordre, venus nombreux sur place. A noter que le prix de la cession représentait la moitié de la valeur de l’entreprise telle que fixée par une équipe d’experts. D’autant plus que l’usine est située dans une zone côtière (sur une superficie de 11 ha dont 2 en front de mer) très prisée. Un terrain qui aiguise les appétits des promoteurs immobiliers, qui n’attendent que la sortie du schéma directeur (Sdau).Face à l’attentisme de l’Etat et l’opacité qui entoure les indemnisations, les anciens cadres de GTM comptent s’en remettre à l’arbitrage royal. Ils ont aussi décidé de saisir dès la semaine prochaine la Primature et le ministre de la Justice. Amin RBOUB

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