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Affaires

ONA: Le 2e semestre s’annonce difficile

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Pas de visibilité pour les prochains mois. Seule une partie des investissements sera maintenue« Le contexte économique n’a guère été clément avec ONA ». Ces propos sont de Mouatassim Belghazi, PDG de ONA, qui a affiché un optimisme plutôt modéré lors de la présentation des résultats financiers de l‘Omnium pour le 1er semestre. Selon lui, « le Groupe n’a pas échappé à un ralentissement de son rythme de développement ». Une tendance qui devrait encore se perpétuer au 2ème semestre puisque le top management de ONA ne s’attend pas à des améliorations significatives comparé au 1er semestre. De plus, les performances à fin 2009 devront essentiellement dépendre de l’orientation globale de l’économie marocaine au second semestre.« Nous restons particulièrement vigilants face au manque de visibilité sur les évolutions pour la seconde moitié de l’exercice », a affirmé Belghazi. Une prudence qui se constate au niveau des investissements prévus, pour lesquels le Groupe est resté particulièrement sélectif. Crise oblige, il n’a maintenu que ceux qui semblaient les plus stratégiques.Il faut dire que les agrégats du Groupe, bien que positifs dans leur ensemble, on inscrit un tassement qui prête à la prudence. Ainsi, au 1er semestre, le CA consolidé s’était arrêté à 18,2 milliards de DH, en progression de 2,6% par rapport à la même période de l’année précédente. On est donc bien loin des évolutions à deux chiffres pour le Groupe, et qui avaient caractérisé les 3 années précédentes.L’excédent brut d’exploitation ressort, quant à lui, à 2 milliards de DH (+ 4,4%), à l’heure où le résultat d’exploitation courant se rétracte pour tomber à 1,1 milliard (-8,8%). S’agissant des capitaux propres, ils s’apprécient de 14,1% pour atteindre 20,7 milliards de DH tandis que le levier financier, en forte amélioration (12,5 points), passe de 69,4 à 81,9%.Par secteurs, la groupe a connu un recul de ses métiers traditionnels (mines, immobilier, agroalimentaire et grande distribution). Ainsi, au niveau du secteur minier, Managem continue à évoluer dans un contexte d’effondrement des cours de métaux au 1er semestre. La minière a néanmoins réussi à stabiliser ses revenus grâce à une optimisation de ses prix de revient. D’ailleurs, ONA a de grands projets pour cette filiale. Une stratégie nouvelle est à l’ordre du jour, elle repose sur la fin des couvertures, ainsi que l’entrée en production de récents prospects (Bakoudou en 2010 et Pumpi en 2011-2012). La filiale fait toujours des métaux précieux, du cobalt et du zinc, ses principaux chevaux de bataille.Face aux pertes de la minière, le secteur bancaire, arrivant à la rescousse, a pu éponger une bonne partie des pertes. Attijariwafa Bank, poursuivant sa croissance en Afrique, a été le fer de lance du groupe dans un contexte pourtant peu porteur. Les nouvelles acquisitions de la filiale bancaire à l’international continuent en effet à prendre de l’ampleur. Elles devront bientôt se tailler pas moins du quart du PNB.En ce qui concerne ONA SA, le Holding affiche des réalisations semestrielles en hausse grâce notamment à une plus-value non cash. Son résultat net récurrent s’affiche toutefois en baisse de 6,7 %, en raison de l’augmentation des honoraires et de la baisse des rémunérations de gestion. Des évolutions qui ont toutefois été atténuées par la progression des dividendes ordinaires reçus et par certains redéploiements de la masse salariale. L’agroalimentaire, en retrait quant à lui, a pâti de la hausse des dotations aux amortissements introduites par le programme de modernisation de Cosumar. Egalement en cause, la dégradation de l’activité de trituration de Lesieur Cristal. Des contre-performances qui restent toutefois limitées par l’amélioration des réalisations opérationnelles de Centrale Laitière et de Bimo. Confiant d’ailleurs dans le potentiel de ces deux filiales, ONA commence déjà à explorer de nouvelles niches à l’international, lorgnant des marchés comme la Mauritanie et la Libye.Parallèlement, la filiale Nareva poursuit ses investissements en soumissionnant un dépôt à l’appel d’offres du parc éolien de Tarfaya, d’une capacité de 300 MW. S’agissant de l’immobilier, le secteur se trouve freiné par le recul du logement touristique et du haut standing. De fait, la diversification du portefeuille via la filiale Onapar est plus que jamais à l’ordre du jour. Un renforcement au niveau du segment résidentiel et tertiaire est donc attendu, doublé de l’acquisition massive de réserves foncières. Déjà la mise en place de quatre pôles urbains (à Bouskoura, Kenitra, Beni Mellal et Agadir) est amorcée. De son côté, le secteur de la grande distribution, grevé par l’augmentation des frais de personnel en préparation des ouvertures du second semestre, n’a pas échappé à un certain ralentissement. « Nous stabilisions notre croissance à 12 % l’année dernière, aujourd’hui cette croissance est pratiquement divisée par deux », affirme Tajeddine Guennouni, président du directoire Marjane/Acima.Toutefois, et malgré cette baisse, le rapprochement de Marjane et Acima est resté, selon lui, bénéfique à plus d’un titre. En témoigne un rythme d’ouverture des magasins soutenu (3 à 4 hypermarchés par an).La distribution automobile et celle de biens d’équipement a, quant à elle, été touchée de plein fouet par la crise. Le Groupe veut d’ailleurs mettre à profit cette contre-performance qui survient après plusieurs années de croissance, pour redynamiser son portefeuille.


RH : nouveau souffle

ONA veut redynamiser sa gestion de ressources humaines. Ainsi, la mobilité pour certains cadres est parmi les priorités de ce programme. « Nous allons revoir tout notre système de requalification qui reste particulièrement contraignant en interne. Nous allons également revoir le système de refonte des bonus pour nos dirigeants en se basant sur l’atteinte des objectifs et budgets », affirme Belghazi. Ces projets sont déjà soumis à l’examen des présidents des filiales. Mohamed MOUNADI

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