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    Frontière algérienne : La CIOR risque de perdre un contrat de 18 millions de Dollars US

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    Les échanges entre le Maroc et l'Algérie sont marginaux. La fermeture des frontières n'est donc pas une catastrophe économique. Mais quelques entreprises risquent de payer cher la tension politique.

    La fermeture des frontières terrestres maroco-algériennes n'aura globalement qu'un impact limité sur l'économie marocaine. Le volume des échanges atteint à peine 1,7 milliard de DH soit près de 1,8% du commerce extérieur. En outre, il n'y a nulle situation de dépendance à l'import ou à l'export pour un produit quelconque. Le choc est donc réduit, mais pas pour tout le monde. Le principal projet qui lie les deux pays est le gazoduc Maghreb-Europe. Un retard dans l'exécution était prévu bien avant la tension causée par la "Beur connection". Mais auprès des officiels marocains, on estime que "le gazoduc est un engagement multilatéral En outre, la partie algérienne en a le plus grand besoin pour rester compétitive sur le marché européen du gaz". On exclut donc auprès de ces milieux toute entrave à la réalisation du gazoduc.

    L'énergie électrique importée n'est "qu'une source d'appoint", selon l'ONE. En plus, rien n'indique que la partie algérienne veuille suspendre ses livraisons. Le problème est plus compliqué pour certaines entreprises.

    Le secteur de l'industrie pharmaceutique a réalisé, en 1993, 132 millions de DH d'exportations sur l'Algérie. "Surtout sur des produits génériques, mais le marché était prometteur", explique un pharmacien fabricant. Le coût pourrait être rude pour certains laboratoires, mais rien ne filtre sur les plus touchés.

    La Cellulose du Maroc a exporté vers l'Algérie 12,2 millions de DH en 1993, soit 2,7% du chiffre d'affaires. Ce volume est négligeable même si cette entreprise est en phase d'investissement pour la reconversion de son outil productif. Curieusement, c'est une entreprise peu concernée par le volume des échanges passés qui risque d'être la plus touchée. La Cior avait passé un contrat pour l'exportation en Algérie de 450.000 tonnes de ciments à 40 Dollars la tonne, soit un total de 18 millions de Dollars.

    Le transport devait s'effectuer par voie terrestre. La fermeture des frontières met donc ce contrat en péril. Auprès de la Cior, on affirme que "ce contrat est en "stand-by", la direction de la Cior ayant fait une offre de transfert par bateau de Nador à Oran". L'annulation éventuelle de ce contrat serait conséquente pour la Cior d'autant plus que la reprise sur le marché domestique reste faible.

    Au niveau de la Smaex, les nouveaux dossiers d'assurance à l'export ne sont pas traités. Mais les différents professionnels expliquent que les paiements sont effectués régulièrement.

    J.B.

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