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    Entreprises

    Sous-traitance industrielle : Le marketing des donneurs d'ordre à développer

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    La sous-traitance est le dernier secret de la rentabilité des entreprises à travers le monde. Au Maroc, des difficultés de part et d'autre demeurent. Les donneurs d'ordre n'expriment pas assez leurs besoins et les sous-traitants n'investissent pas suffisamment.

    Les grandes industries sont à la recherche d'une sous-traitance externe efficace et de préférence locale pour ce qui est de la maintenance ou de la production.

    C'est ce qui ressort des interventions des responsables de l'ONCF et de la Samir au niveau du Salon de la Sous-traitance (SISTEP) organisé du 20 au 23 septembre.

    En effet, il est précisé que le secret de la performance et de la compétitivité des entreprises à l'étranger tient au fait qu'elles ont su faire jouer l'avantage de la sous-traitance et concentré leurs efforts dans leurs métiers de base.

    Esprit industriel encore absent

    Toutefois, les sous-traitants marocains de la pièce de rechange ont critiqué avec virulence la représentation des donneurs d'ordre au Salon.

    Outre l'absence de l'OCP jugée incompréhensible, les représentants des fonderies Mafoder ou Famab auraient espéré que les donneurs d'ordre (ONE, Samir, ODEP, BRPM...) exposent les différentes pièces à forte rotation en indiquant leurs spécificités techniques, les quantités annuelles demandées et leur prix d'achat.

    Cette démarche marketing vers les fournisseurs dénotent, pour eux, d'un esprit industriel encore absent au Maroc.

    Ils précisent également que cette démarche est observée au niveau du Salon de la Sous-traitance en Tunisie.

    Quant au BRPM, l'objectif principal de son exposition au Salon est le démarchage de clients pour une roche dernièrement découverte : la perlite. Celle-ci est utilisée au niveau de l'agriculture sous serres.

    Néanmoins, une pièce pour le forage profond est exposée pour laquelle le BRPM recherche des fournisseurs. Mais, d'une manière générale, le stand du Bureau ne laisse apparaître ni ses besoins en pièces de rechange, ni leurs spécificités techniques et encore moins un fichier de fournisseurs.

    L'ODEP expose pour sa part les maquettes de ses infrastructures portuaires. Néanmoins, la présence au Salon permet aux sous-traitants de s'inscrire sur sa liste de fournisseurs, précise le responsable du stand.

    L'ONE, pour sa part, à défaut de présentation de pièces, propose un catalogue bien détaillé : "Répertoire du matériel présentant des difficultés d'approvisionnement pour l'ONE".

    Répertoire des pièces ONE

    Celui-ci comprend une liste des différentes pièces achetées par l'ONE, devant lesquelles sont inscrites les caractéristiques d'approvisionnement : fournisseur unique, arrêt de fabrication, indisponibilité locale, faible ou grande consommation.

    Par ailleurs, les responsables du stand exposent la procédure de réponse aux appels d'offres de l'Office. En effet, ils estiment que les sous-traitants locaux sont beaucoup plus préoccupés par les aspects techniques que par la gestion, entre autres administrative, de leur démarche auprès des donneurs d'ordre.

    Toutefois, les responsables du stand ONE estiment que le SISTEP leur a permis de découvrir un potentiel de sous-traitants jusque-là méconnu, composé essentiellement de PME. Ils mettent également l'accent sur la collaboration technique entre l'Office et les fournisseurs susceptibles d'améliorer les prestations de ces derniers et offrir un avantage financier à l'Office.

    L'ONCF, par exemple, investit annuellement près de 800 millions de DH en pièces de rechange. L'entreprise estime que les taux d'intégration locale demeurent très faibles. Sont cités, entre autres, ceux du matériel d'éclairage de 15%, des vitres uniquement de 3%, alors que "10 vitres cassent chaque jour sur les trains de l'ONCF", précise un responsable de l'entreprise.

    L'ONCF se dit même disposé à céder ses unités de maintenance à des privés. Néanmoins, des critiques sont adressées à des sous-traitants locaux sur la faiblesse des structures d'ingénierie et du contrôle de qualité interne. Le responsable de l'ONCF explique : "généralement le prototype des fournisseurs donne satisfaction, mais la production en série pose problème". Sont mises aussi en exergue les insuffisances de moyens financiers des sous-traitants pour la gestion de stocks de matières premières afin d'assurer une livraison continue de la pièce.

    Pour M. Abdeslam Tajeddine, attaché à la direction générale de la SAMIR, "la sous-traitance est une question de volonté politique de la direction; on y croit ou on n'y croit pas".

    L'effectif de maintenance à la Samir est passé de 300 à 200 personnes.

    La Samir est à la recherche de sous-traitants de maintenance pour les machines statiques et pour les machines tournantes (turbo-compresseurs), de fournisseurs pour l'installation électrique et son entretien. M. Tajeddine est par ailleurs convaincu que seuls les contrats de maintenance annuels peuvent encourager les sous-traitants à investir. Enfin, il propose des meetings entre les donneurs d'ordre et les sous-traitants autour des thèmes de la qualité, de l'efficacité et de la certification.

    L.T.

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