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    Voiture économique : Fiat propose une collaboration aux fournisseurs

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    Au SISTEP, Somaca a exposé la Fiat UNO, voiture économique, et ses différentes composantes. L'objectif de cette exposition a été de compléter la liste de fournisseurs pour la voiture économique.

    L'exposition au SISTEP a été, d'après M. Alain De Grève, responsable du Bureau de Liaison de Fiat Auto, "une réussite, car elle a permis de doubler la liste initiale des fournisseurs potentiels". L'identification d'un nombre plus élevé de sous-traitants permet à Fiat Auto de faire jouer le jeu de la concurrence sur un même créneau.

    Une exposition similaire a déjà été tenue, avant la réponse à l'appel d'offre, par les responsables du Bureau de Liaison Fiat Auto au Maroc au niveau de la Somaca. A l'époque, le constructeur n'était pas encore retenu et les fournisseurs ne pouvaient alors décliner leur offre de manière précise.

    Les sous-traitants pour la voiture économique peuvent être des fournisseurs marocains de l'industrie de montage automobile ou des sous-traitants d'autres secteurs qui désireraient diversifier leur activité dans la fabrication de composants.

    Par ailleurs, et dans le cadre du projet de la voiture économique, "les équipementiers profiteront des avantages fiscaux au même titre que le constructeur Fiat Auto", a précisé M. Ali Ghannam, directeur de la Production industrielle au Ministère du Commerce et de l'Industrie, à la conférence sur la "voiture économique" tenue le 23 septembre. Il s'agit notamment de l'exonération de droits de douanes et du PFI pour les matières premières importées qui seront intégrées dans les pièces de la première monte.

    Processus d'homologation

    A travers les différentes expositions des pièces de la UNO par Fiat et Somaca, les sous-traitants sont appelés, en premier lieu, à identifier les composantes de pièces qu'ils envisagent de produire. Il leur est alors demandé de retenir la référence de la pièce et de remplir la "Fiche d'Information Fournisseur".

    La deuxième phase est une visite technique de l'entreprise sous-traitante, qui permet de tirer une véritable radiographie. Si les conclusions de la visite sont positives, les responsables de Fiat Auto vont de l'avant avec le fournisseur. Celui-ci reçoit un échantillon du produit, les plans techniques et les normes de production.

    Deux possibilités existent à ce stade : le fournisseur maîtrise parfaitement la technologie ou pas. Dans le premier cas, il peut engager la réalisation de l'étude de faisabilité. Dans le second, le Bureau de Liaison met en contact le fournisseur avec ses homologues européens.

    Dans ce but, un responsable vient d'être nommé à Turin, chargé de piloter les opérations de mise en contact des fournisseurs marocains avec les équipementiers du groupe Fiat.

    Par exemple, les fournisseurs marocains peuvent s'adresser aux sous-traitants du groupe Fiat en Italie pour l'achat des moules de pièces. Ils pourront obtenir des prix moins élevés que ceux généralement pratiqués. En effet ces sous-traitants peuvent offrir des prix préférentiels, ayant déjà amorti leurs investissements sur les mêmes moules. Concernant l'équipement, "les fournisseurs marocains peuvent acquérir du service de désinvestissement du groupe Fiat, un matériel d'occasion à des prix avantageux", avance M. De Grève.

    La troisième phase est la remise par le fournisseur de l'étude de faisabilité et celle des prix. La dernière étape est celle de l'homologation. Toutes les pièces de la voiture économique devront être homologuées et pas seulement celles relatives à la sécurité. "Nous ne voulons pas que la voiture économique soit un sous-produit par rapport aux standards internationaux. C'est l'image de marque du groupe Fiat qui est en jeu", explique M. De Grève.

    L'homologation tient compte de la qualité du produit, de son prix et du respect des cadences de production. "Le message des séries longues est bien passé entre la dernière exposition et celle-ci", précise le responsable de Fiat. Les fournisseurs ont compris que le volume des ventes leur permettra d'amortir d'éventuels investissements.

    Expériences réussies

    La réussite du projet de la voiture économique, pour ce qui est de l'intégration locale, tient à la "volonté des équipementiers à investir en ressources financières et humaines", conclut M. De Grève. En outre, Fiat Auto mettra en oeuvre un programme de croissance guidée destiné aux fournisseurs de composants locaux, et pour lequel l'entreprise italienne mettra à disposition ses propres méthodologies(1).

    Les responsables du groupe Fiat sont confiants quant à la réussite du projet de la voiture économique au Maroc car ils disposent déjà de plusieurs expériences réussies dans des projets industriels à l'étranger (Union Soviétique, Pologne, Turquie, Brésil...).

    L.T.

    (1) Cf. L'Economiste du 4 août 1994.

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