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Economie Internationale

France: Les entreprises poursuivront leur désendettement en 1993

Par L'Economiste | Edition N°:63 Le 21/01/1993 | Partager

LA trésorerie des entreprises françaises ne connaîtra pas d'amélioration remarquable cette année, conclut la Banque Nationale de Paris (BNP) dans son étude semestrielle sur la situation financière des entreprises.

Depuis le ralentissement de l'activité économique, il y a trois ans, les entreprises ont adopté une stratégie de désendettement et de maîtrise des dépenses, jugée fructueuse par la BNP. A l'exception du ralentissement de la progression des rémunérations qui a été ramenée de 7,5% l'an sur les années 1988-1990 à 3,5% l'an sur les années 1992-1993 et celle de l'encours du crédit de 16% à 3% l'an, les entreprises ont en effet amélioré leurs ratios financiers. Cependant, le niveau élevé des taux d'intérêt a entravé le mécanisme. Compte tenu de l'atonie de l'activité qui a caractérisé le deuxième trimestre 1992, les entreprises ont réduit leurs marges.

Toujours selon l'étude de la BNP, les intérêts versés par les entreprises cette année devraient baisser d'environ 4%, en raison du désendettement des entreprises et de la baisse des taux qui est attendue.

Vu le niveau des taux d'intérêt et la faible amélioration des chiffres d'affaires, les entreprises vont nécessairement poursuivre leur politique de désendettement au détriment de l'investissement productif qui devrait reculer de 2% en moyenne annuelle si toutefois "une reprise modérée au second semestre" a lieu. Les opérations de fusion-acquisition ou les investissements directs à l'étranger sont également appelés à baisser en 1993.

M. Guy Longueville, l'auteur de l'étude, estime que l'ensemble des investissements physiques et financiers par rapport à la valeur ajoutée, qui est tombé de 32,9% en 1990 à 28% en 1991 et à moins de 24% en 1992, pourrait enregistré un léger mieux cette année. Mais à condition que le taux d'autofinancement se stabilise à son niveau de 1992 (104%) et que les encours de crédit ne dépassent pas une progression de 3 % comme l'an dernier.

Ces résultats appellent toutefois à la prudence, une forte dispersion entre les secteurs et l'importance des entreprises et de leurs activités ayant été relevée par l'étude.

Les biens intermédiaires et les biens d'équipement restent certes les plus affectés, mais une tendance à la baisse des biens de consommation se dessine déjà.

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