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Economie Internationale

Keynes ressuscité par les pays industrialisés

Par L'Economiste | Edition N°:63 Le 21/01/1993 | Partager

Les nouvelles stratégies de croissance initiées par les pays industrialisés obéiraient à "des logiques contradictoires", selon le Centre Marocain de Conjoncture. Au moment où tous les efforts sont portés sur la réduction des déficits budgétaires, dont dépendent les perspectives de croissance, les différents gouvernements se lancent dans des politiques budgétaires d'inspiration keynésienne. Dans sa lettre n°14/15 de Décembre 1992, le CMC définit sa propre approche des nouvelles politiques économiques menées par les pôles industrialisés, les Etats-Unis, le Japon et la CEE.

Ces politiques sont appréhendées à travers trois axes: "la fin de l'objectif de lutte contre l'inflation", "la réhabilitation de l'intervention publique d'inspiration keynésienne" et "le soutien au commerce et le risque des guerres commerciales"

La politique monétaire, "qui a fait ses preuves en matière de lutte contre l'inflation", note le CMC, céderait sa place à une politique budgétaire. Le CMC explique que la lutte contre l'inflation n'est plus une priorité, puisque "la chute de certains prix au niveau mondial fait craindre l'inverse, c'est-à-dire la déflation" Pour mettre en relief le second axe, le CMC évoque les travaux d'infrastructure, créateurs d'emplois.

Le programme japonais de relance économique, rendu public fin Août 1992, prévoyait des dépenses supplémentaires de 10.700 milliards de Yens (2,3% du PNB), dont 8.600 milliards destinés aux grands travaux. Aux Etats-Unis, M. Bill Clinton entend faire redémarrer l'économie à travers les investissements privés et publics. Leur relance "pourrait se faire par une baisse des taux d'intérêt et par des incitations fiscales: crédit d'impôt sur les dépenses de recherche, aide à l'investissement et enfin par un ensemble de réglementations visant à orienter le comportement des sociétés privées en matière d'investissement, de création d'emploi et de recherche de développement", estime le CMC. L'initiative Européenne de croissance, telle que définie lors du Sommet d'Edimbourg, a également pour principal axe les grands travaux, notamment le développement des infrastructures de transport et de télécommunications. A cet effet, il a été décidé de créer un fonds européen d'investissement doté de 14 milliards de Francs et de lever 42 milliards de Francs sur le marché financier international soit par la BEI (Banque Européenne d'Investissement), soit par emprunt communautaire, rappelle le CMC.

Concernant le troisième axe, et toujours selon le CMC, la politique de développement des exportations, "stimulées par une dévaluation et/ou par des moyens incitatifs directs", est suivie par tous les pays. Conséquence: les surenchères et les guerres commerciales se multiplient. Le conflit au sein du Gatt est révélateur.

Synthèses réalisées par Hakima EL MARIKY

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