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    Fès: L’immobilier a le vent en poupe

    Par L'Economiste | Edition N°:2292 Le 07/06/2006 | Partager

    . Les autorisations de construire en hausse. L’habitat économique booste le secteur. Mais attention au «désordre» urbain Fès est aujourd’hui un vaste chantier de construction: logement social, habitat économique, haut standing, etc. L’urbanisation de la ville n’a jamais été aussi rapide et il n’y a jamais eu autant de bulldozers, de grues et de bétonnières dans la ville. Le nombre d’autorisations de construction concernant les grands projets, accordées par l’agence urbaine en 2005, se chiffre à  403 sur 514 dossiers présentés. Elles concernent entre autres la production de quelque 3.003 appartements répartis entre habitat économique, habitat social et zone immeuble, 731 unités de commerce, 3.145 lots et 11 projets touristiques. A cela s’ajoute 1.819 petits projets également autorisés par l’agence urbaine sur 2.030 dossiers présentés. Ils vont permettre la construction de quelque 4.296 appartements et 906 unités commerciales. Le secteur de l’immobilier se trouve en fait boosté par les différents programmes immobiliers d’habitat économique et social pilotés par le ministère de l’Habitat, l’Erac et Al Omrane. Mais aussi par les promoteurs privés. Les lignes de crédits, mises en place par les organismes financiers, à des taux attractifs et à grands renforts de publicité ne manquent pas aussi de séduire bon nombre de consommateurs. Pour Mohamed Drissi, président de la section de Fès de la FNBTP (Fédération nationale du bâtiment et travaux publics), le développement de l’immobilier va de pair avec le développement économique de la ville. «La particularité qui caractérise ce marché est la multiplicité de petits opérateurs et promoteurs immobiliers de tout bord. Ils sont médecins, commerçants, pharmaciens ou exerçant d’autres professions libérales qui investissent dans l’immobilier», indique-t-il. Abdallaoui, promoteur immobilier, souligne de son côté que le développement de l’immobilier se fait dans le désordre malgré les efforts fournis par l’Administration  pour organiser le secteur. «Le manque de professionnalisme, l’absence de données réelles sur le nombre de logements vendus et des invendus caractérisent ce marché. A ceci s’ajoute la spéculation faite par des personnes qui n’ont aucun rapport avec l’immobilier et qui plongent le secteur dans le désordre», souligne-t-il. Il ajoute aussi que l’émergence de nombreux petits promoteurs a pour origine l’exode rural. «Ces nouveaux arrivants commencent souvent comme maçons et fort de leurs expériences dans le domaine, ils intègrent facilement la promotion immobilière et deviennent du jour au lendemain promoteurs. Ne tenant aucune comptabilité et ne payant pas d’impôt, ces petites unités concurrencent les entreprises structurées, entraînant du coup l’effritement des marges. Les bénéfices ne dépassent pas en moyenne 13%», explique-t-il. Au manque de professionnalisme de certains promoteurs s’ajoutent l’informel et la malfaçon qui minent le secteur. La prolifération du clandestin dans le secteur saute aux yeux surtout du côté des quartiers Zouagha, Bensouda et à la sortie de la ville sur la route de Sefrou.  Peu respectueux de l’environnement et d’aménagements d’annexes essentiels pour la qualité de la vie, nombre de promoteurs construisent dans tous les sens, sur la moindre parcelle d’espace vert. Abdelkader Benbassou, de l’agence urbaine, reconnaît l’existence d’infractions, de dépassements et de déviations dans l’exécution de certains projets mais qui restent  limités. «On est loin de la situation que nous avons vécu il y a une dizaine d’années où on avait à faire à des lotissements clandestins et à des quartiers  entiers qui naissent du jour au lendemain», assure-t-il.  Il ajoute que l’agence suit tous les projets dans le domaine de la construction. Elle examine les dossiers relatifs à tous les projets de construction et n’accorde les autorisations qu’à ceux qu’elle juge sérieux. Même son de cloche chez Abdelillah Lazrak, directeur de l’Habitat. Pour lui, la confiance est relativement revenue dans le secteur de l’immobilier ces dernières années. Les programmes immobiliers sont aujourd’hui mieux conçus et mieux intégrés dans des schémas directeurs et les constructions sont mieux maîtrisées. «Le nouveau code d’urbanisme a d’ailleurs pour objectif de moraliser le secteur et de mettre   fin à une anarchie qui l’a miné pendant longtemps», souligne-t-il.   Pour de nombreux observateurs, la promotion immobilière atteindra vite ses limites de croissance en raison notamment du déficit au niveau du foncier. Cela commence à se traduire d’ores et déjà par l’augmentation du prix du logement. Le marché de l’immobilier se voit ainsi dans l’obligation d’investir une portion importante des terrains agricoles notamment ceux qui se trouvent aujourd’hui à l’intérieur du périmètre urbain ou à la périphérie de la ville. Mais c’est une solution qui n’est pas sans complications notamment lorsqu’il s’agit de zones qui ont un statut juridique de terrain collectif, de terrains (coopératives ou domaniaux...)


    Flambée

    «Les prix augmentent comme ailleurs mais à moindre dimension. Ils restent relativement raisonnables par rapport aux autres régions à cause notamment du faible pouvoir d’achat des habitants de la ville», souligne Mohamed Drissi, président de la section de Fès de la FNBTP (Fédération nationale du bâtiment et travaux publics). Et d’ajouter que ces prix se situent entre 2.200 et 6.000 DH le m2 pour les appartements tandis que le prix du terrain varie entre 2.500 et 13.000 DH le m2. Ce dernier dépend bien entendu de l’emplacement ainsi que de l’utilisation du sol.De notre correspondanteRachida BAMI

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