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Economie

Faut-il tuer le Crédit Jeunes Promoteurs?

Par L'Economiste | Edition N°:519 Le 01/06/1999 | Partager

· Le taux réel d'accidents reste sujet à controverse

· La formation devra être plus sélective

· Réformes musclées pour les textes existants


Quel est le taux réel de déchets dans les Crédits Jeunes Promoteurs? 10% comme le dit le Ministère des Finances, qui compte les mises en liquidation? 20% au moins comme le disent les banques, qui précisent que les contentieux mettent très longtemps à être enregistrés comme tels par le Ministère de tutelle? Faut-il en outre y ajouter les mauvaises volontés, qui, selon les cadres du Ministère des Finances et des banques, pour une fois d'accord, tournent aux alentours du tiers des bénéficiaires?
Voilà dix ans que le débat dure, depuis la mise en place des deux lois sur les Jeunes Promoteurs. Pour les uns, le Crédit Jeune Promoteur est déjà virtuellement mort. Ils en veulent pour preuve les réponses rencontrées dans des agence bancaires, selon lesquelles "On n'en fait plus". Le GPBM récuse hautement l'assertion. Il n'empêche que le système n'est plus à son heure de gloire politique et financière.
Pour les autres participants, il suffirait de nettoyer les mauvais payeurs et ne pas céder au misérabilisme ambiant en cas de difficultés avérées, pour que le système reprenne son envol.
La journée organisée par le Ministère chargé des Affaires Générales, le 18 mai dernier, n'a pas tranché. En tout cas, elle n'a pas mis à mort le système, ni aucune de ses deux lois.
En fait, les participants sélectionnés par le Département de M. Lahlimi, penchent, globalement, pour des réformes musclées. Ils ont convenu de former un comité de suivi, de crainte que les propositions ne finissent sous une pile de dossiers, mais de crainte aussi que revienne le temps des trop bonnes intentions, lesquelles ne servent à rien. Mais il y a aussi de bonnes surprises dans cette affaire des jeunes promoteurs. En effet, la cellule, formée auprès du Premier ministre pour débloquer les investissements coincés, commence à donner des résultats sérieux. Certes, ce sont souvent des gros investissements, mais y figure aussi le tout venant, dont les projets de jeunes promoteurs. Sans que l'on dispose encore de statistiques très précises sur le travail de cette cellule, il apparaît que les blocages se passent essentiellement au niveau local.

Enfin, et encore une fois, est revenu sur le tapis la sempiternelle question de la formation. Actuellement, outre l'espace de la Banque Populaire, il existe plusieurs autres points d'appui, tels que le programme Dyna-PME ou celui de l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail.
Avec ses contrôles préalables destinés à mesurer l'implication et les qualités innées du candidat, le programme de l'OFPPT est peut-être le plus attirant. Il enregistre un taux d'abandon relativement élevé en cours de route. "Mais c'est là toute la garantie que ceux qui sortent formés sont bien aptes à conduire un projet d'entreprise", concluent les cadres de l'OFPPT.


Faut-il ou pas des fiduciaires agréées?


Les participants au séminaire ne sont pas d'accord sur le rôle que doivent jouer les fiduciaires dans la préparation des projets. Le problème se pose da la manière suivante: les porteurs de projets n'ont que très rarement la compétence pour monter un dossier d'investissement. Or, les banques ont besoin d'un minimum de codification et de standardisation pour pouvoir étudier un dossier.
La solution idéale semble donc être de recourir à des fiduciaires, dont c'est le métier de préparer ces documents.

La Fondation Banque Populaire, qui a, au Boulevard Moulay Youssef à Casablanca, un espace dédié aux jeunes entrepreneurs, semble favorable à l'idée de la fiduciaire spécialisée. Son expérience d'accueil des jeunes futurs patrons (mais aussi de patrons plus âgés d'entreprises plus grandes) montre, comme le souligne M. Abdelhamid Rouimi, que le côté fastidieux de la documentation rebute. La fiduciaire spécialisée, voire la fiduciaire agréée serait une bonne solution pour "expédier formalités " indique le président de la Fédération des PME-PMI. En revanche, M. Benyoussef El Hachemi, président de la Fédération des Associations de Jeunes Entrepreneurs du Maroc, est plus réservé. La solution du prêt-à-porter lui semble porteuse de danger. "Je me suis cassé la figure avec mon premier projet, je vais payer pendant des années les dettes, alors maintenant je passe mon temps à expliquer à tous ce que personne n'a pris le temps de m'expliquer quand je me suis lancé". Donc pour lui, il faut se méfier des solutions prêt-à-porter.
A l'autre extrémité des opinions sur les fiduciaires, la Caisse Nationale de Crédit Agricole comme les autres banques, représentées par le GPBM, récusent l'idée de la fiduciaire. Pour eux, c'est le meilleur moyen de masquer les risques existant dans le projet.
Le débat en est donc resté là.

Nadia SALAH

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